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vendredi 15 novembre 2013

Chronique-Express n°3 : "Danse de sang" de Frédéric Livyns


Les conditions climatiques nous ont poussés à modifier légèrement notre itinéraire. Nous rejoindrons donc notre étape thriller un peu plus tard que prévu. En attendant, je vous invite à profiter de cet arrêt imprévu sans supplément de billet.
Les âmes sensibles sont toutefois priées de rester à l'intérieur de la rame du "Chronique-express" car cette escale est placée sous le signe de l'horreur et du fantastique.
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Vendredi 15 novembre

ETAPE N°3 :


151 pages
Editeur : Val Sombre éditions(septembre 2013)
Origine : France
Version originale
ISBN : 979-10-90623-08-8
Prix de vente : 16€



Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

«Un décès accidentel.
Une présence persistante par-delà la mort.
Une cérémonie dangereuse qui tourne mal.
Autant d'éléments qui vont mener à l'horreur.
En cherchant des réponses à ses questions, Véronique va libérer "Le Dévoreur", un démon aussi ancien que le monde lui-même.
Elle seule peut mettre fin à la vague de meurtres, aussi violents que cruels, qui s'abat sur la ville.
Mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le monstre devient plus puissant.
Entraînée malgré elle dans un maelström de souffrances, elle devra affronter cette abomination avant que l'horreur ne s'étende au monde entier.

"Danse de sang est un roman sans concession qui n'épargne rien." Jean-Baptiste Leblanc"



Mon avis concernant cet ouvrage : 
 
Jusqu'à présent j'ai toujours beaucoup apprécié les ouvrages signés de la plume de Frédéric Livyns ("Les contes d'Amy", "Le souffle des ténèbres", "Oxana" dont vous retrouverez les chroniques sur ce blog) mais à chaque fois j'avais l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour que ce soit parfait. J'ai souvent souligné le fait que ses romans étaient trop courts que le dénouement arrivait trop vite, que le rythme du bouquet final était trop rapide... ce qui me laissait un peu sur ma faim, en prise à une sensation de manque terrible. Oui, c'est vrai qu'à chaque fois que je termine la lecture d'un livre, quel qu'il soit, je ressens toujours une petite frustration mais dans le cas des écrits de Frédéric Livyns cette sensation était au-dessus de la normale. C'était d'ailleurs LE point négatif que je citais à chaque fois. Et bien, aujourd'hui je ne le ferai pas car "Danse de sang" ne m'a pas fait cet effet.

De tous les romans de cet auteur que j'ai pu lire, "Danse de sang" me semble le plus abouti, le plus réussi. Certes, Frédéric Livyns nous avait déjà prouvé qu'il pouvait nous faire frissonner, créer des personnages attachants et crédibles, manipuler le suspense avec brio... mais je trouve personnellement qu'avec "Danse de sang" il a atteint un nouveau niveau.

Je me suis vraiment prise d'affection pour Véronique mais surtout pour l'inspecteur Tarsis. J'ai vraiment adoré ce personnage masculin qui se retrouve au coeur de la tourmente malgré lui, carrément au bord de la rupture après avoir tout perdu mais trouve le courage de mener le combat jusqu'au bout en prenant sur lui. Autant vous dire tout de suite que ce genre de personnage c'est un peu mon péché mignon. ^^

L'imagination sadique de Frédéric Livyns a atteint des sommets. Etant pourtant une habituée de la littérature de l'horreur et du fantastique (Vive Stephen King et Sire Cédric !) je n'ai pas pu m'empêcher de penser "Non ! Il n'a tout de même pas osé faire ça ?!" en lisant certaines scènes particulièrement violentes et choquantes. Ben si, il a osé. Et il l'a fait avec beaucoup de talent. Des événements horribles, d'une violence inouïe mais qui passent comme une lettre à la poste pour les amateurs du genre comme moi. Je comprends toutefois que sa femme n'ait pas osé tout lire (lu dans les remerciements en fin d'ouvrage. ;-) ). Ce roman est vraiment à réserver à un public averti. Par pitié, ne laissez pas vos enfants tomber dessus ! ^^ Frédéric Livyns nous emmène dans un monde terrifiant, celui du vaudou et je vous assure que vos rejetons risqueraient d'être marqués à vie, traumatisés pour l'éternité. Vous ne voudriez pas que ça arrive, n'est-ce pas ? ^^ Alors gardez ce roman sanglant sous clé et ne le partagez qu'avec des personnes qui n'ont pas froid aux yeux et sont prêtes à risquer de faire des cauchemars. (Qui ? Moi ? Hé hé ! Même pas peur... enfin... juste un peu... oui, j'avoue j'ai eu quelques sueurs froides en me levant la nuit après avoir terminé cette lecture. ^^ Ce qui me conforte dans l'idée que ce roman est vraiment puissant et réussi.)

Comme je le disais plus haut, ce roman m'a donc paru meilleur que les précédents ouvrages (qui étaient déjà très bons). Une parfaite maîtrise du suspense, un mariage parfaitement réussi entre l'horreur et le policier, une montée d'adrénaline en flèche jusqu'aux dernières pages et un final plutôt réussi, mais aussi beaucoup d'émotion. On sent vraiment que l'auteur a progressé et j'espère qu'il continuera sur cette voie qui, peut-être, lui permettra un jour de se hisser aux côtés du grand maître de l'horreur, Stephen King. En tout cas, c'est plutôt bien parti et c'est tout le mal que je lui souhaite !  ;-)

Je tire mon chapeau à Cécile Guillot pour la magnifique illustration de couverture. 

Bravo aussi à Jean-Baptiste Leblanc pour sa préface qui sonne terriblement juste. Ce fut un plaisir de la lire en tant qu'apéritif avant de me jeter sur le plat principal. ;-)

Un tout petit bémol (parce qu'il en faut bien un, non ?) : quelques fautes rencontrées dans l'ouvrage mais que l'on oublie bien vite étant donnés les talents de conteur de l'auteur.

Bien entendu, je ne pourrais que conseiller vivement la lecture de ce roman aux amateurs de littérature de l'horreur mais aussi aux personnes qui ont beaucoup aimé les précédents ouvrages de l'auteur.

En guise de conclusion, je me contenterai de ces quelques mots : puissant, effrayant, passionnant. Un roman qui demande d'avoir le coeur bien accroché. A déconseiller aux âmes sensibles mais à déguster absolument pour les amateurs de frissons.
Oserez-vous accepter cette danse de sang ? v---v

Un grand merci à l'auteur, Frédéric Livyns et aux éditions Val Sombre pour cette terrifiante et passionnante lecture.



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Mon appréciation :


Coup de coeur !

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J'espère que ce petit détour aux frontières de l'horreur vous aura plu. Maintenant, je vous prie de bien vouloir remonter à bord. Le "Chronique-express" va bientôt quitter la gare et, sauf nouvel imprévu, nous porter jusqu'à notre arrêt spécial thriller comme prévu initialement. Attention au départ !
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 A suivre ....

jeudi 6 juin 2013

"Angemort" de Sire Cédric (Mon avis sur l'ouvrage)


Prix Merlin 2007
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Informations de publication :

  • ISBN : 978-2-842-28376-6
  • Format : 15,4 x 24 cm • 320 pages
  • Origine : France (Version originale)
  • Date de parution : mars 2013 (réédition)
  • Prix : 19,90 euros

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    Résumé au dos de l'ouvrage :

     "Le jour s'était levé, un soleil blanc et aveuglant, mais dans la boutique de livres anciens il faisait toujours très sombre et frais. L'air immobile sentait la poussière, l'encens et le vieux papier. Personne n'aurait pu imaginer, en passant devant la façade à l'enseigne noire branlante, l'étendue des secrets tapis dans les profondeurs de cette bâtisse.


    Un mystérieux collectionneur amateur de cadavres. Une jeune fille dotée d'un don de voyance très particulier. Une âme d'ange cherchant à semer de dangereux poursuivants. Des criminels n'hésitant pas à tout ravager sur leur passage pour récupérer leur proie. 

    Un roman délirant, mêlant fantasy, sexe et horreur !
    Âmes sensibles s'abstenir"

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     Book trailer :

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    L'auteur :
    Sire Cédric
      
    Lauréat du Prix Polar de Cognac et du Prix Cinécinéma Frisson pour son roman "De fièvre et de sang", Sire Cédric construit une oeuvre originale, mariant fantastique et intrigue policière avec un sens du rythme et une écriture efficace.
      
    Il a également reçu en 2010 le Prix Masterton pour "L'enfant des cimetières".
     
    En 2011, il a publié "Le jeu de l'ombre".
     
    "Le premier sang", paru l'année dernière, est son dernier thriller.
     
    "Angemort" est son premier roman publié, une oeuvre de jeunesse horrifique pour public averti qui a reçu le Prix Merlin en 2007. Devant la forte demande du public, ce roman a été réédité en mars 2013.

     * Page Facebook de l'auteur : https://www.facebook.com/Sire.Cedric.Officiel
     
     * Site officiel de l'auteur : http://www.sire-cedric.com/accueil
     


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    Mon avis sur ce roman :

    J'ai fait mes premiers pas dans le monde terrifiant de cet auteur l'année dernière avec  "Le premier sang" et j'étais très curieuse de découvrir son tout premier roman, "Angemort".

    Mon début de lecture a été quelque peu déboussolant. Une accumulation de scènes de sexe qui m'ont poussée plus d'une fois à vérifier que le livre que je tenais entre les mains était bien le bon. Mais bon, une fois de plus j'aurais dû prêter plus d'attention au résumé qui aurait pu me préparer à ce qui m'attendait. ("Un roman délirant, mêlant fantasy, SEXE et horreur !")

    Mais très vite, je me suis sentie rassurée : il n'y avait pas que du sexe ! Je me suis donc retrouvée plongée dans une ambiance délicieusement glauque, trash, gore... Tout ce qui émoustille mes sens en tant qu'amatrice des oeuvres de Stephen King. Et je me suis régalée ! Car, même si pour moi Stephen King reste le maître de l'horreur, Sire Cédric n'a pas grand chose à lui envier. Il s'en sort à merveille et nous offre un roman terrifiant, choquant (attention aux âmes sensibles !), complètement fou pour notre plus grand bonheur de lecteurs sadiques. ^^

    Et la cerise sur le gâteau, c'est que, contrairement aux ouvrages de Stephen King qui mettent un certain temps avant de basculer dans l'horreur la plus totale, "Angemort" nous y plonge dès les premières lignes. Pas le temps de se préparer moralement, tout nous tombe dessus de manière assez violente et nous met en appétit. On meurt d'envie de savoir où tout ceci va nous mener et on se jette goulûment sur le roman, engloutissant chapitres après chapitres jusqu'à la dernière page.

    Toutefois, je tiens à avertir les lecteurs habituels de Sire Cédric qui n'auraient pas encore lu "Angemort" : ce roman est une curiosité à part entière et ne ressemble pas vraiment aux autres écrits de l'auteur. Alors que dans ses thrillers on sent une profonde volonté de raconter une histoire plausible, ce n'est pas le cas dans "Angemort". Comme le dit si bien l'auteur, on se retrouve au milieu d'un mélange de manga, de série B, de surréalisme...

    Cependant, la plume de l'auteur est toujours très efficace. La lecture est fluide, agréable, entraînante, ce qui permet de profiter pleinement de l'histoire qui nous est contée.

    Les personnages sont à la limite de la caricature mais parfaitement définis les uns par rapport aux autres. On s'attache au deux héros et on déteste très vite les deux antagonistes. Pas de compassion possible pour les méchants, du moins, en ce qui me concerne. ;-)

    Une intrigue qui tient debout à condition de ne pas vouloir à tout prix comprendre le comment du pourquoi. Un roman qui doit se lire avec un esprit très ouvert pour en profiter pleinement.

    Ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est l'ambiance particulièrement noire et pourtant presque amusante par moments, que l'auteur a su créer.

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    En conclusion :
     
    Un roman plutôt réussi pour une oeuvre de jeunesse, même si, selon moi, il ne réussit pas à détrôner les autres ouvrages de l'auteur.

    Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains et à réserver à un public très averti : amateurs de séries B, de films d'horreur, d'ambiances particulièrement gores... vous devriez être ravis. Ames sensibles, passez votre chemin.

    Pour ceux qui souhaiteraient découvrir l'auteur, je vous conseillerais de plutôt commencer par lire l'un de ses thrillers qui sont plus représentatifs de son style personnel. "Angemort" est une curiosité qui mérite d'être découverte mais qui ne reflète pas le reste de l'oeuvre de Sire Cédric.

    Un grand merci aux éditions le pré aux Clercs et à Sire Cédric pour cette lecture déjantée et noire à souhait.
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    Mon appréciation :
    J'ai beaucoup aimé.
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    En vente depuis le 14 mars 2013  

    lundi 4 mars 2013

    Mon avis sur : "Le Souffle des Ténèbres" de Frédéric Livyns.

    143 pages
    Editeur : Editions Sharon Kena
    Date de parution : juillet 2012
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 979-10-90623-04-0
    Prix : 15€

    "Le Souffle des Ténèbres" est finaliste du prix Masterton 2013 
    dans la catégorie "Romans francophones".


    Voici mon avis concernant "Le Souffle des Ténèbres" de Frédéric Livyns.


    Voici le résumé figurant au dos du recueil :
    "Bryan et Suzy décident de faire un voyage en Bretagne afin d'échapper à un douloureux souvenir et de se ressourcer. Sur place, ils découvrent les ruines d'un vieux château qui n'est mentionné dans aucun guide touristique et dont les villageois superstitieux rechignent à parler. Animés par la curiosité, ils entreprennent alors de s'y rendre et vont, bien malgré eux, réveiller la force maléfique qui y sommeillait. 
    Quel est donc le secret de cet étrange village que Bryan ne connaît qu'à travers les récits de son grand-père ?
    Entre légendes bretonnes et fantastique contemporain, l'auteur nous entraîne dans une spirale infernale.  "

    Voici le trailer officiel du roman :




    Mon avis concernant ce roman :
    Frédéric Livyns revient avec un nouveau roman à nous glacer le sang, publié cette fois aux éditions Val Sombre.

    Les trois premiers mots qui me viennent à l'esprit concernant "Le Souffle des Ténèbres" sont : atmosphère, épouvante et mystère.

    Ce qui m'a en effet particulièrement marquée lors de cette lecture, c'est l'atmosphère lourde et oppressante qui, bien loin de nous laisser un peu de répit, nous happe dans un crescendo qui s'accélère au fil des pages jusqu'à ce qu'on ait presque envie de hurler "Grâce !". ^^ Sauf que, c'est un toujours un véritable plaisir d'avoir le souffle court, les pupilles dilatées et le coeur qui bat à tout rompre en lisant un ouvrage de Frédéric Livyns (Serais-je un peu sado-maso sur les bords ? Lol). J'avais déjà rencontré cette atmosphère bien particulière dans "Les contes d'Amy" et "Oxana" mais je trouve qu'elle est encore plus intense dans "Le Souffle des Ténèbres".

    Mais pour être certain de nous faire frissonner, l'auteur ne se contente pas de créer une atmosphère particulière. L'atmosphère, c'est juste pour nous mettre dans l'ambiance et pouvoir mieux planter le décor.
     
    Frédéric Livyns nous balance dès la première page une scène d'ouverture percutante : le ton est donné, si vous êtes du genre âme sensible (voire poule-mouillée ^^), il est encore temps de sortir. Si vous décidez de rester, vous êtes prévenu : ce ne sera pas de tout repos pour votre petit coeur. Une fois que le petit train sera lancé, vous ne pourrez plus descendre du grand huit. ;-)

    Rassurez-vous, vous pourrez toujours crier ou planter vos ongles dans la barre de sécurité de votre wagon. Et puis, même si on commence par un prologue en pente raide, l'intensité de l'épouvante et du mystère des pages qui suivront montera progressivement (Attention ! Je n'ai pas dit "lentement", j'ai simplement dit "progressivement").

    Vous sentez-vous prêts à relever le défi ? Pensez-vous avoir le coeur suffisamment accroché pour affronter ce qui vous attend au détour des pages ?

    Moi j'ai su être courageuse jusqu'au bout et je ne le regrette pas ! ^^

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce nouveau roman de Frédéric Livyns qui nous emmène au coeur des légendes et des superstitions bretonnes.

    Un château en ruine qui n'est mentionné sur aucun guide touristique et dont les habitants du coin semblent avoir peur au point de ne pas vouloir en parler, il n'en fallait pas moins pour aiguiser la curiosité de Suzy et Bryan (et par la même occasion, la nôtre). Nous nous retrouvons donc en "caméra embarquée" aux côtés du couple pour assouvir notre soif de découverte, et bien entendu, malgré tous les avertissements des villageois, nous décidons de braver l'interdit et de partir découvrir le fameux château.

    Comme vous vous en doutez sûrement, cette visite se révèle être une très mauvaise idée. Suzy et Bryan vont, sans le savoir, réveiller le Mal. Des événements horribles vont avoir lieu au grand désespoir des villageois. Jusqu'à la dernière page, on se demande qui va finalement triompher et on assiste impuissant à une descente aux enfers qui nous conduira jusqu'à un bouquet final spectaculaire.

    Les personnages, comme toujours dans les écrits de Frédéric Livyns, sont plutôt bien travaillés, crédibles et surtout, ils ont chacun leur propre personnalité.

    La lecture est très fluide, les mots coulent, les pages se tournent toutes seules.

    Une fois de plus, le seul regret que j'aurais, c'est la longueur. Cette histoire aurait mérité un développement plus important qui aurait permis de donner plus de profondeur à l'intrigue et aux personnages. Le format "novella" nous laisse un peu sur notre faim : tout est concentré, tout s'enchaîne très vite. On se retrouve embarqués à un train d'enfer et on est un peu déçus de devoir descendre si vite du manège. Quelques pages supplémentaires auraient permis de diluer un peu l'histoire, de nous donner l'occasion de nous attacher aux personnages et de faire monter le suspense tout en finesse pour donner encore plus d'intensité au côté mystérieux de l'intrigue.

    En conclusion :  
    Un roman, petit par la taille mais pas par la qualité, qui a su me faire frissonner pour mon plus grand bonheur.

    "Le Souffle des Ténèbres" vient confirmer le talent de Frédéric Livyns dont la plume réussit une fois de plus à me conquérir.

    Une lecture terrifiante que je conseille sans hésitation aux amateurs de littérature d'épouvante et de fantastique. Attention toutefois : la lecture de cet ouvrage peut laisser des séquelles et vous risquez d'avoir du mal à vous approcher de votre miroir ou d'un château en ruines sans sueurs froides. ;-)


    Un grand merci aux éditions Val Sombre et surtout à l'auteur, Frédéric Livyns pour m'avoir permis de découvrir ce nouvel ouvrage signé de sa plume.

    jeudi 12 avril 2012

    Mon avis sur "Anamorphose, Invictus Tenebrae" de Nathy

    312 pages
    Editeur : Rebelle éditions
    Dates de parution : janvier 2012
    Origine : France
    Version originale
    ISBN :   978-2-36538-007-2
    Prix : 19€

    Voici mon avis concernant "Anamorphose, Invictus Tenebrae" de Nathy.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Une illustration digitale très sombre qui donne tout de suite le ton : le roman que vous vous apprêtez à ouvrir n'aura rien d'une aventure au pays des Bisounours.
    Une représentation très fidèle du héros du roman, Dante, lors de sa période noire. Le jeune homme est prisonnier et blessé aussi bien dans sa chair que dans sa tête. Sa nudité porte le traumatisme encore un cran au-dessus. En fond d'image, nous retrouvons Venise, ville qui fait rêver beaucoup de monde, ville qui rappelle à Dante de bien mauvais souvenirs mais qui reste son berceau originel.
    Si l'illustration dépeint aussi bien le personnage du roman, c'est pour une raison bien précise : l'auteure est aussi l'illustratrice. Et qui de mieux qu'un auteur/illustrateur pour nous donner une vision juste de son monde ?

    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Que l’on soit vampire ou humain, le passé d’un être laisse des marques indélébiles.
    Dante se souvenait de tout. La violence de l’attaque de Lucrezia. La panique ressentie quand les canines avaient effleuré sa peau et déchiré sa gorge. La douleur épouvantable qui fut la sienne ; le feu parcourant ses veines tandis qu’elle s’abreuvait de son sang. Les soubresauts de son corps refusant la perte de son fluide vital. Son envie de crier, alors qu’aucun son ne pouvait franchir ses lèvres. Des larmes qui coulaient sur son visage pendant qu’elle se délectait de sa vie. Son rire dément, ses humiliations, ses tortures.


    Esclave, tel était son nom. Bien des siècles plus tard, une jeune humaine, Camille, aussi torturée que lui, croisera son chemin. 


    Seront-ils capables d’échapper à leur obscur destin ? "


    Voici le trailer officiel du roman :




    Parlons un peu des personnages.
    Mon personnage préféré est Dante Uccello. Gentilhomme du XVème siècle implanté à Venise dont la faiblesse pour le beau sexe finit par causer sa perte. Adepte des orgies, collectionneur de maîtresses, il tombe un jour sur une femme qui va lui faire payer chèrement un affront. La belle et cruelle Lucrezia fait subir à Dante les pires tortures et humiliations. Elle change sa vie à jamais, ajoutant à tous ces sévices une épreuve de plus : la transformation du jeune homme en vampire. Après la mort de Lucrezia (je ne vous dévoilerai rien à ce propos. ;-) ), Dante vit enfin libre mais son âme est devenue noire : pendant des années il combat, tue, laisse éclater sa violence. Des années plus tard, fatigué de vivre ainsi, il décide de se "ranger" et devient écrivain de romans bit-lit. Mais il reste marqué à jamais par son passé traumatisant et se cache derrière une enveloppe froide et antipathique. Il possède le Sombre Raven, une petite maison d'édition/librairie.
    Dante me fait un peu penser à la Bête dans le conte "la belle et la bête" : il a un passé peu glorieux, subi une lourde punition, se cache derrière des airs peu avenants et pourtant, derrière la carapace se cache un être capable d'aimer, un être fragile et bon.

    Vient ensuite le deuxième personnage principal de ce roman : Camille Duchesne, jeune graphiste à la recherche d'un emploi. Elle décroche un poste à Sombre Raven, un poste qui n'est pas à la hauteur de ses compétences mais qu'elle accepte tout de même. On lui promet que ce poste sera évolutif. Jeune femme aux airs de Peau d'Ane, Camille est timide et elle se cache sous des vêtements qui ne la mettent pas en valeur afin d'éviter d'attirer les regards des hommes. Elle a vécu une mauvaise expérience par le passé et a décidé de rester célibataire. Sa rencontre avec Dante Ucello est fracassante. Elle ne supporte pas cet homme sec, hautain et antipathique. Pourtant, au fil du récit, leurs relations vont grandement s'améliorer. Ils ont tous les deux un énorme point en commun : un passé traumatisant et des blessures qui ne veulent pas se refermer.

    Parmi les autres personnages que j'ai beaucoup aimés, se trouve le couple Guillaume/Karl, amis gays de Camille qui vont tout faire pour la pousser à s'occuper un peu d'elle et sortir de sa solitude. Ce sont un peu les "bonnes fées" de ce conte très sombre. La présence de ces deux hommes apporte aussi une pointe de légèreté et d'humour au récit.

    Bien entendu, dans cette histoire de vampires nous rencontrons une belle brochette de vampires. Des êtres dont Nathy s'est réapproprié le mythe : la transformation est due à une mutation génétique provoquée par un virus transmis lors de l'échange de sangs, ces vampires sont bel et bien des êtres vivants et pas des non-morts, une simple couche de crème solaire leur permet de s'exposer sans crainte... Bref, je ne vais pas vous livrer tous leurs secrets, à vous d'en apprendre plus lors de votre lecture. ;-)


    Mon avis concernant ce roman :
    La lecture de ce roman est à la fois terrifiante et magique.

    Certaines scènes (en particulier celles qui concernent le passé de Dante) sont d'une violence et d'une cruauté insoutenables. Oui, je tiens à prévenir les âmes sensibles que "Anamorphose" est très loin d'histoires édulcorées comme la fameuse saga Twilight. Les vampires de Nathy sont de vrais vampires qui n'hésitent pas à tuer, torturer et planter leurs crocs dans des gorges. Mais en même temps, ils peuvent se montrer "civilisés", évoluant dans leur société avec leurs propres règles, se fondant dans la nôtre.

    Cependant, ce roman n'est pas non plus une succession de scènes de boucherie. Nous y retrouvons une belle histoire d'amour. Une histoire d'amour douloureuse qui met les principaux protagonistes face à des choix difficiles. Un amour impossible entre deux mondes.

    L'auteure, Nathy, nous fait entrer dans un monde crédible. L'assurance, la fluidité et la richesse de sa jeune plume ("Anamorphose" est son premier roman publié) nous décrivent avec sincérité et réalisme des scènes de violence, des scènes d'érotisme, des scènes d'émotion... Les pages défilent, l'histoire nous tient en haleine, les personnages se livrent...

    Un petit détail important : une narration alternée bien dosée nous permet de vivre les différents événements aussi bien du côté de Dante que du côté de Camille. J'ai vraiment beaucoup aimé cette alternance de points de vue qui nous fait plonger au coeur des sentiments de chacun.

    Une fin peut-être un peu rapide mais ce n'est qu'une question de goût.


    Un petit regret :quelques fautes d'orthographe ou de correction se cachent dans le texte mais pas de quoi gâcher le plaisir de lire.


    En conclusion : 
    Un roman à la fois très noir et très émouvant qui peut remuer les personnes adultes sensibles. Personnellement j'ai adoré et je ne peux que conseiller sa lecture aux lecteurs qui n'ont pas froid aux yeux.
    Un premier roman très mature, une auteure bourrée de talent qui mérite d'être reconnue et qui, je l'espère, nous gratifiera un jour d'une autre histoire de son cru. ;-)

    Un grand merci à l'auteur, Nathy et aux  éditions Rebelle , pour m'avoir permis de vivre cette expérience.

    lundi 26 mars 2012

    Mon avis sur "Le premier sang" de Sire Cédric

    512 pages
    Editeur : Le pré aux clercs
    Dates de parution : février 2012
    Origine : France
    Version originale
    ISBN :   978-2-84228-468-8
    Prix : 19,50€

    Voici mon avis concernant "Le premier sang" de Sire Cédric.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Une couverture qui donne une atmosphère mystérieuse. Cet oeil rouge qui nous regarde avec dureté et cette bouche féminine, à qui appartiennent-il ? En entrant dans le récit, on réalise très vite qu'il s'agit du visage de l'héroïne, Eva Svärta, une policière albinos au lourd passé. Le regard dessiné exprime à la fois de la souffrance, de la détermination et de la haine. La bouche close, quant à elle, symbolise le mutisme, le secret, le silence.
    En filigrane partiel, nous apercevons des arbres. Symboles de l'attachement, de la descendance, ils symbolisent les origines de l'héroïne, ses racines et son passé, celui qu'elle cherche désespérément à comprendre pour en exorciser les démons qui la hantent. Tiens ? J'ai employé le mot "exorciser" ? Cette forêt me fait aussi penser à la forêt de Brocéliande, lieu de magie. Et la magie, ou plutôt la sorcellerie, est l'un des thèmes de ce roman.
    Le côté "flash" de l'illustration fait penser à une perte de mémoire, une amnésie, un blanc dans son histoire personnelle. Il exprime parfaitement le flou dans lequel se trouve Eva.

    Assez parlé de la couverture, passons à la suite !

    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Les plus grandes terreurs naissent dans l'enfance et prennent racine au plus profond de nous.
    Qu'est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

    Par une nuit d'hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

    À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l'empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l'intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n'ont pas fini de vous surprendre.
    "



    Voici la bande-annonce du roman : 




    Parlons un peu des personnages.
    Tout d'abord, il y a Eva, Eva Svärta, une policière albinos qui cherche à réunir les pièces du puzzle de son passé afin de comprendre pourquoi sa soeur jumelle et sa mère ont été assassinées alors qu'elle a été épargnée par le meurtrier. Eva se révèle être un personnage très fort. Elle a beaucoup de personnalité, de force mais aussi de fragilité. Eva menace plusieurs fois de basculer du côté obscur. Sa conscience professionnelle la ramène toujours sur le droit chemin, parfois in extremis. J'ai beaucoup aimé son côté singulier : une apparence aussi ambivalente que sa personnalité, une apparence qui suscite à la fois de la curiosité de la part de ses collègues mais aussi de la peur.
    Eva souffre... en silence dans une sorte de forteresse de solitude qu'elle a érigée autour d'elle. Elle a une capacité d'empathie au-delà de la normale ce qui lui permet d'avoir une sorte de sixième sens. Grâce à son flair, elle finira par découvrir la vérité, cette vérité qu'elle cherche depuis le jour du meurtre de sa mère et de sa soeur, cette vérité qu'elle aurait finalement peut-être préféré ne pas connaître.

    Ensuite, il y a le commandant Alexandre Vauvert, le héros masculin du roman. Il est présenté comme ayant une stature imposante. Le commandant Vauvert a un petit faible pour Eva, il est plutôt protecteur. Au début de l'histoire, Eva et lui ne sont pas vraiment voisins mais, au fur et à mesure, les événements vont les rapprocher à nouveau.

    Et puis, il ne faut pas oublier les "méchants" de l'histoire. Ils sont au nombre de cinq. Quatre hommes et une femme. Ils ont, des années plus tôt, réveillé des forces sombres. Ils sont liés par un serment qui ne peut être brisé. Ils sont allés trop loin pour pouvoir faire demi-tour. Quatre d'entre-eux ont tenté de tout arrêter mais le retour surprise du cinquième membre de leur "bande" va bouleverser le cours des événements.

    Ce n'est pas évident de parler de ces personnages capitaux sans en dévoiler trop. Vous ne m'en voudrez donc pas si j'ai essayé de rester le plus évasive possible. ;-)


    Mon avis concernant ce roman :
    Un roman que je ne suis pas prête d'oublier. Un roman mêlant habilement intrigue policière et fantastique.

    Les personnages sont d'une crédibilité incroyable, d'une humanité saisissante. Loin des stéréotypes, ils ont des personnalités très fouillées, des passés riches qui les rendent forts et attachants.

    L'intrigue file à un rythme de plus en plus effréné. Pas de place pour le moindre temps mort ! Les chapitres courts et les points de vue multiples participent avec brio à la mise en place de ce tempo, donnant naissance à un suspense total jusqu'à la dernière page. Nous entrons dans la lecture la tête pleine de questions, d'interrogations, de doutes. Notre lecture se trouve au fil de notre avancée, jalonnée par des indices distillés avec pertinence, répondant partiellement à certaines de nos questions mais sans trop dévoiler de choses afin que l'on ait envie de toujours aller de l'avant.

    Les descriptions sont ciselées : rien de superflu, pas de longueurs inutiles, l'auteur ne nous décrit que l'essentiel, ce qui nous permet de plonger pleinement dans l'histoire. Il va droit au but. Son style pourrait être qualifié de cinématographique tant il est percutant et visuel.

    J'ai beaucoup aimé le tissage d'intrigues de ce roman : plusieurs fils qui ne semblent rien avoir en commun et qui, petit à petit, se croisent, se nouent, jusqu'à former une seule et unique toile solide. En effet, les premiers chapitres nous racontent deux histoires différentes : la première est celle d'Eva. La seconde celle du commandant Vauvert. Chacun traite sa propre affaire de son côté jusqu'au moment où un lien entre les deux affaires est mis en évidence.

    Ce roman va bien au-delà du simple thriller fantastique. Il pousse jusqu'au thriller horrifique. De nombreuses scènes d'horreur font partie intégrante de l'histoire. Le style de l'auteur nous rend ces abominations supportables. Il arrive presque à rendre beaux ces instants de boucherie. C'est un paradoxe, je le conçois, mais ce que j'ai pu ressentir, contrairement aux romans de Stephen King qui misent à fond sur la carte de l'horreur, de l'insupportable. J'ai aimé cette "pointe de douceur".

    Un petit regret : je me mords les doigts de ne pas avoir lu le volet précédent, "De fièvre et de sang", mais là, ce n'est en rien la faute de l'auteur. ;-)


    En conclusion : 
    Ce roman était mon tout premier "Sire Cédric" et je m'en veux de ne pas avoir lu plus tôt les écrits de cet auteur exceptionnel.

    Un petit conseil : afin de ne pas avoir de regret comme moi, lisez "De fièvre et de sang" avant de vous plonger dans la lecture du "premier sang" car, bien que la lecture du second volet puisse être faite indépendamment du premier, je suis certaine que l'on passe à côté de pas mal de choses importantes. Et puis, c'est un moyen de prolonger le plaisir. Les 512 pages de ce roman se lisent vite.

    En arrivant à la fin du roman, je me suis dit que tout ne pouvait pas se terminer ainsi, qu'il devait y avoir une suite. Apparemment, j'aurais vu juste : un troisième tome semble être prévu. Je suis curieuse d'assister au dénouement, que dis-je ! au bouquet final de cette aventure palpitante. J'ai très envie de retrouver Eva et Vauvert.

    Un grand merci à l'auteur, Sire Cédric et aux  éditions Le pré aux Clercs (tout particulièrement à Sigrid), pour m'avoir permis de découvrir cet excellent thriller.

    jeudi 2 février 2012

    Mon avis sur : "La prophétie" d'Adeline Neetesonne


    239 pages
    Editeur : Editions Terriciaë
    Dates de parution : janvier 2012
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 9782916529486
     

    Voici mon avis concernant "La prophétie" d'Adeline Neetesonne.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Une photographie en noir et blanc nous présentant une jeune femme, pardon, une jeune vampire. Son visage exprime une grande souffrance. Elle crie, elle semble désespérée. Je vous présente Léa, l'héroïne du roman dont j'ai tenu à vous parler aujourd'hui. Le titre en caractères rouges se détache du reste de la couverture. La couleur rouge me semble en parfaite adéquation avec le sujet du roman : rouge, couleur du sang. Quoi de mieux pour une histoire vampirique ?

    Découvrons le résumé de cet ouvrage.


    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Depuis qu'elle est tombée gravement malade, Léa s'est enfermée dans une vie solitaire et monotone, jusqu'au jour où un mystérieux inconnu se présente à sa porte. Elle découvre alors un monde aussi séduisant qu'effrayant, peuplé de vampires.
    La jeune femme se retrouve alors mêlée à des querelles ancestrales, guidée et protégée par son amant, James, qui, pour la sauver, finit par la transformer en vampire. Mais, alors qu'elle croit avoir trouvé la paix, elle doit affronter le maître des vampires, le tyrannique duc de Marlow, dont le seul but est l'asservissement de tous ses sujets.
    "



    Parlons un peu des personnages.
    Parmi tous les personnages peuplant ce roman, j'en retiendrai quatre. Les quatre qui m'ont le plus marquée.

    Tout d'abord, Léa Darmont l'héroïne de toute cette histoire. Léa est souffrante mais aucun médecin ne sait ce qu'elle a. Par dépit ou facilité, ils lui déclarent tous que c'est dans sa tête. Mais Léa n'est pas convaincue. La maladie continue de la ronger, l'affaiblissant de jours en jours. Jusqu'à ce que sa mère la pousse à consulter le docteur Frantz. Ce dernier qui pense savoir de quel mal est atteinte Léa, la mettra en contact avec un homme mystérieux.

    Cet homme mystérieux n'est autre que James Conrad. Un personnage que j'ai trouvé très sympathique. James annonce à Léa qu'elle est en train de mourir. Il sait précisément de quelle "maladie" souffre la jeune femme et lui annonce qu'il est en mesure de l'aider. James est un vampire. Un gentil vampire, séduisant et protecteur. Durant notre lecture, nous apprendrons que James Conrad est une nouvelle identité derrière laquelle le jeune homme se cache.

    J'ai aussi beaucoup admiré la merveilleuse Séréna, amie de James... et vampire elle-aussi ! Séréna est un personnage courageux qui n'hésitera pas à tout faire pour protéger la jeune Léa. Je ne m'étalerai pas plus sur elle : j'aurais trop peur de vous dévoiler sans le faire exprès des informations importantes la concernant et ainsi de vous gâcher la surprise.

    Le dernier personnage qui a retenu mon attention est celui qui se fait appeler le Duc de Marlow ou le Prince Noir. C'est le gros méchant de l'histoire. On le sent puissant, respecté par ses sujets, tyrannique, sans pitié aucune. Un vrai méchant ! Malgré son rôle de représentant du mal, c'est un personnage intéressant. Son passé le lie d'une certaine façon à James, mais aussi à Séréna.


    Mon avis concernant ce roman :
    Un roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. A lire, dis-je ? A dévorer plutôt !
    J'avoue avoir un peu froncé les sourcils en découvrant les premiers chapitres : j'avais l'impression de me trouver dans un épisode de "Vampire diaries" : deux frères vampires rivaux qui veulent posséder la même jeune femme, deux caractères opposés... bref, ça sentait le déjà-vu.

    Mais, très vite, j'ai pu me rendre compte qu'il n'y avait pas tant de ressemblances que cela avec la série. L'auteure a su faire preuve d'originalité et nous raconte une nouvelle histoire, une histoire unique. Et elle le fait bien !

    A aucun moment je ne me suis ennuyée, à aucun moment je n'ai eu envie de sauter des passages. Je n'avais qu'une envie : tourner les pages et découvrir la suite. D'ailleurs, quelle frustration d'arriver à la dernière page (preuve que j'ai vraiment aimé !).

    Il y a de tout dans ce roman : de l'action, du suspense, de l'amour, des combats, du sexe... des morts !

    Comme dans beaucoup de romans, il est question d'un combat entre le mal et le bien.

    Une fin plutôt prévisible mais qui se lit tout de même avec plaisir. Certains la trouveront un peu précipitée. L'auteur nous glisse d'ailleurs un petit mot à ce sujet à la fin de son roman. Elle justifie ce choix d'une manière que j'ai trouvée plutôt convaincante.

    J'ai bien accroché au style de l'auteure : c'est fluide, c'est simple, ça va à l'essentiel.

    Un petit bémol tout de même : quelques fautes étranges (un mot pour un autre : le correcteur orthographique y serait-il pour quelque chose ?) et surtout, des concordances de temps non adaptées qui surgissent parfois au fil du texte. Mais ce ne sont que des détails qui ne gêneront pas vraiment les lecteurs. J'ai une fâcheuse tendance à être une véritable tête chercheuse de fautes dans les romans que je lis. ;-)


    En conclusion : 
    C'était le premier roman d'Adeline Neetesonne que je lisais et je ne regrette pas d'avoir pu planter mes crocs dedans !
    Je conseille "La prophétie" à tous les amateurs de dents-longues, comme moi, mais aussi aux amateurs d'histoires fantastiques.
    Un bon roman qui se lit très rapidement et très facilement. Un agréable moment de lecture.


    Un grand merci à Ex-Tenebris  (dont je fais partie en tant que chroniqueuse), à l'auteure, Adeline Neetesonne et aux Editions Terriciaë pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.


    samedi 7 janvier 2012

    Mon avis sur : "Les contes d'Amy" de Frédéric Livyns


    193 pages
    Editeur : Edilivre
    Dates de parution : décembre 2011
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 9782332473011

    "Prix Masterton 2012" dans la catégorie "Nouvelles" ! 

    Voici mon avis concernant "Les contes d'Amy" de Frédéric Livyns.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Amy nous accueille dès la première de couverture : une illustration inquiétante, macabre, qui sonne comme un avertissement au lecteur. La jeune fille représentée tient une poupée sans tête et son top blanc est maculé de sang. Rien que ces détails suffisent à nous donner froid dans le dos. Mais le côté effrayant est amplifié par l'aspect physique de la jeune fille : quelque chose semble clocher. Et pourtant, ce visage vieilli sur un corps de fillette qui nous semble tellement étrange est un portrait fidèle de la jeune Amy qui nous est décrite dans le recueil. Une fillette à qui on ne peut donner d'âge.


    Voici le résumé figurant au dos du recueil :
    "Quels secrets se cachent derrière les murs de ce vieil asile abandonné ? Pourquoi ne trouve-t-il pas d'acquéreur après tant d'années ? Quelles horreurs renferment les cellules désertées ? Ce recueil contient douze contes terrifiants magnifiquement illustrés par Kévin Biseau dans lesquels spectres et démons se livrent à une macabre sarabande. Ne soyez pas timide et entrez dans la danse ! Laissez Amy vous conter une petite histoire... "

    Voici le trailer officiel du recueil :


    Parlons un peu des personnages.
    Tout commence avec un couple, Coralie et Charles, et un agent immobilier.

    Charles a un projet immobilier important et il souhaite convaincre sa compagne Coralie du potentiel du bâtiment qu'il a repéré. Malgré l'enthousiasme de Charles, Coralie est loin d'approuver son choix : les lieux ne lui inspirent pas confiance.

    L'agent immobilier leur annonce qu'il s'agit d'un ancien asile psychiatrique ce qui ne fait que renforcer le scepticisme de sa cliente. Coralie n'étant pas "équipée" pour explorer l'étage en piteux état, elle décide de flâner au rez-de-chaussée et finit par tomber sur un dossier de patient, le dossier d'une certaine petite Amy.
    On y découvre un rapport nous en apprenant plus sur ce personnage singulier et terrifiant. Amy avait beau n'être qu'une petite fille, elle n'en avait pas moins un côté dangereux. Le rapport concernant la fillette est accompagné d'un livre dont elle est l'auteure, un livre contenant des contes qu'elle avait écrits.

    Mis à part ces quatre personnages nous faisons la connaissance d'une multitude d'autres hommes, femmes et enfants, parfois bourreaux, parfois victimes.

    Mon avis concernant ce recueil :
    J'ai beaucoup aimé la technique utilisée par l'auteur pour composer ce recueil : une histoire qui englobe toutes les autres histoires de l'ouvrage.  Ceci donne un petit aspect "roman" à ce recueil. Les textes ne sont pas simplement juxtaposés mais bels et bien regroupés en une seule et même histoire. Une manière intelligente de lier toutes ces nouvelles entre-elles en traçant un fil conducteur logique.

    Un petit plus non négligeable : les illustrations intérieures. Chaque nouvelle se voit dotée d'une illustration en niveaux de gris en parfait rapport avec les textes. Une petite touche d'originalité qui ôte toute austérité à l'ouvrage.

    L'ambiance angoissante est présente du début à la fin. Autant par les faits relatés que par le vocabulaire utilisé. On frissonne, on se ronge les ongles, on ouvre de grands yeux ronds... en attendant de savoir comment chaque histoire va bien pouvoir se terminer. Chaque nouvelle nous apporte une part de frayeur, d'horreur. Un point fort : aucun texte ne se ressemble. Chaque histoire est une nouvelle découverte, un nouveau voyage aux frontières de l'horreur et du macabre. L'auteur joue avec les peurs ancestrales de tout un chacun avec brio.

    Ce recueil se lit vite, très vite : étant donné mon état de fatigue, j'avais décidé de lire une nouvelle par soir mais je me suis très vite rendue compte que c'était impossible à tenir. J'avais trop envie de découvrir l'histoire suivante et je me suis finalement retrouvée à lire au moins 3 nouvelles avant de sombrer dans les bras de Morphée. La faute à qui ? La faute à l'auteur qui, avec talent, nous ensorcelle de par son style et ses idées.

    J'ai tout de même un petit regret : j'aurais aimé qu'Amy soit beaucoup plus présente. Ce personnage intrigant m'a vraiment plu et j'aurais apprécié de faire plus ample connaissance avec elle.

    En conclusion :  
    Un recueil de nouvelles qui se lit très facilement. Je le recommande vivement aux lecteurs avertis : il ne faut pas avoir peur de plonger dans un univers cauchemardesque et macabre. Les fans de Masterton, Stephen King et autres maîtres de l'horreur y trouveront certainement leur compte.

    Un grand merci à l'auteur, Frédéric Livyns pour m'avoir permis de découvrir l'univers terrifiant d'Amy.

    vendredi 11 mars 2011

    Critique de "Salem" de Stephen King


    388 pages
    Editeur : Presses Pocket
    Date parution : (avril 1988)
    Origine : Etats-Unis
    Traduction française


    Voici ma critique de : "Salem" par Stephen King.

    Tout d'abord parlons de la couverture du livre : lorsque j'ai regardé pour la première fois l'illustration de cette édition, j'avoue l'avoir trouvée dérangeante, angoissante. (Je parle de la partie inférieure bien entendu. Le "bandeau" supérieur me faisant quant à lui plutôt penser à un ouvrage pour enfant ^^) Quelle belle entrée en matière ! me suis-je dit. Après lecture, je reste sur un avis mitigé concernant ce choix d'illustration : j'ai beau la regarder avec insistance, j'ai beaucoup de mal à y voir ce qu'elle est censée représenter, à savoir, un vampire ! Non, vraiment. Elle me fait beaucoup plus penser à une sorcière (ce que pourrait conforter le titre, d'ailleurs ! ^^) qu'à un suceur de sang. Ce n'est que mon impression personnelle. ;-)

    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :
    "La paisible petite bourgade était devenue une ville fantôme et personne n'osait parler de ce rire aigu, maléfique, enfantin.

    Jerusalem's Lot n'avait rien de remarquable, sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorsque Ben Mears revient à Salem, c'est seulement pour retrouver ses souvenirs d'enfance.
    Mais, très vite, il devra se rendre à l'évidence : il s'y passe des choses étranges, sinistres. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l'horreur s'infiltre, s'étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem."


    Allons-y ! Parlons un peu des personnages.
    Parmi les personnages principaux que je retiendrais, figure en première place Ben Mears.
    Comme dans plusieurs ouvrages de Stephen King, le principal protagoniste de cette histoire est un romancier en quête d'inspiration pour un nouveau livre. Ben Mears a vécu à Salem étant enfant. Il en garde un souvenir traumatisant mais il décide tout de même de revenir à ses racines pour écrire un nouveau roman. Ben fera la rencontre de Susan, jeune femme dont il tombera rapidement amoureux. Le récit commence avec Ben Mears et il se termine avec lui.

    Un autre personnage que j'ai beaucoup aimé : Mark Petrie, un élève de primaire doté d'un courage et d'une intelligence plus élevés que les jeunes de son âge. Il apparaît lui aussi dès le début du roman (même si on ne sait pas précisément qui il est à cet instant) et est présent à la fin de l'histoire.

    Le "grand méchant" de l'histoire (puisqu'il en faut un ! ^^) est un vampire, beaucoup plus âgé que l'église catholique elle-même. Il répond au nom de Barlow et est le mal incarné. Cynique et sinistre personnage qui a sous ses ordres un dénommé Straker qui s'occupe de tout durant la journée. Barlow est rusé comme un renard et d'une cruauté sans limite.

    Beaucoup d'autres personnages viennent peupler ce roman de Stephen King, dont un prêtre, un médecin, des fossoyeurs... mais ceux qui m'ont le plus marquée sont les trois que j'ai cités.


    Passons à mon avis général sur ce livre.
    Quel plaisir je me faisais de relire un roman de Stephen King ! Cela faisait quelques années que je n'avais pas plongé le nez dans l'un de ses livres. Mais voilà : mon édition de poche est truffée de fautes de toutes sortes ! Fautes de frappe, fautes d'orthographe, fautes de traduction. Je vous avoue que ça m'a un peu fait grincer des dents tout au long de ma lecture. Heureusement que l'histoire m'a captivée !
    J'ai retrouvé avec délice les standards de la culture vampirique : crucifix, ail, eau bénite, transformation après morsure, besoin d'être invité pour pouvoir pénétrer dans une habitation... et j'en passe ! Contrairement aux gentils vampires de Twilight, nous retrouvons ici les vrais vampire du folklore, ceux qui plantent leurs crocs sans pitié dans tous les cous qu'ils rencontrent, animés par le mal à l'état pur. Par moment, le récit nous plonge dans un état d'angoisse tel que l'on hésite à lire la suite avant d'aller se coucher. ^^

    La fin du roman m'a totalement satisfaite même si elle reste une fin ouverte. Rien ne reste plongé dans l'incompréhension, tout est très clair quand on referme l'ouvrage. Une fin que je qualifierais même de "cinématographique". Je n'ai eu aucun mal à l'imaginer sous formes d'images accompagnées d'une bande-son qui annonçait un générique... bref, une bonne fin pour moi.

    En revanche, je mettrais un petit bémol pour la quantité trop importante de personnages : on finit par s'y perdre ! En même temps, s'agissant de l'histoire d'une ville, il pouvait difficilement en être autrement. Mais ce petit détail m'a laissé un petit sentiment d'égarement en plein milieu de ma lecture.

    En conclusion : Un bon roman de Stephen King (pas le meilleur, c'est sûr) qui remplit bien sa mission : nous faire frissonner. Le style inimitable du King que certains qualifieront de "populaire", "vulgaire" mais qui se lit toujours avec une grande facilité. Un suspense intact jusqu'aux dernières pages. A lire pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, surtout pour les personnes qui aiment les histoires de vampires.

    samedi 11 décembre 2010

    Critique de l'anthologie "Momies"


    273 pages
    Editeur : Editions Cauchemar (septembre 2010)
    Origine : France
    Version originale




    Voici ma critique de :
    l'anthologie « Momies »
    parue aux Editions Cauchemars. 

    Tout d'abord parlons de la couverture du livre : beaucoup de contraste. Le côté sombre et ancien nous plonge dans le passé, dans l'antiquité. En revanche, le personnage au premier plan donne une touche de modernité à l'ensemble. Il s'agit certes d'une momie mais, ses bandes bien blanches et son corps grossièrement bandé contrastent avec le décor de tombeau égyptien sombre et poussiéreux. Cette illustration est en parfaite adéquation avec le contenu de cet ouvrage : un mélange de passé, de présent et de futur.

    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

    « Découvrez la première anthologie des éditions cauchemars sur le thème de la momie.
    Parcourez le Pérou ou encore l'Egypte pour une découverte que vous n'oublierez pas de sitôt. Partez en forêt pour une partie de jeu de rôle dont vous ne sortirez pas indemne ou plongez dans la peau d'un gardien de musée vivant une macabre romance. Préparez-vous à payer le prix de votre curiosité ou à devenir victime de votre création...
    Dix nouvelles macabres et terrifiantes sur la voie de la momification.»

    Au dessus du résumé, se trouve la liste de tous les auteurs qui ont participé à cette anthologie.
    Dix nouvelles donc, dix auteurs :

    Cécile Guillot
    Angélique Ferreira
    Anaïs Perera
    Stéphane Soutoul
    Lydie Blaizot
    Gwenaelle Durand
    Emilie Witwicki-Barbet
    Eva Aernout
    Marie-Laurence Lemercier
    Malaïka Macumi

    Pour la plupart d'entre-eux, cet ouvrage est leur première publication. Ce sont tous de jeunes auteurs Français.
    Et oui ! En France aussi nous avons des écrivains prometteurs dans le domaine du fantastique !


    Alors ? Elle était comment cette anthologie ?.
    J'ai pris mon temps pour la déguster, ne lisant qu'une nouvelle à la fois pour bien savourer chacune d'elles.
    Oui, vous l'aurez compris, j'ai pris un immense plaisir à la lire.  Je m'attendais à un recueil de nouvelles avec une représentation très classique de la momie et j'avoue avoir été grandement surprise par la diversité des textes. Chaque auteur a fait preuve d'originalité. Dans ce livre, vous ne trouverez pas deux nouvelles qui se ressemblent ni deux momies identiques !

    Passons en revue rapidement les différents textes.
    "Une petite fille si attentionnée" de Cécile Guillot : l'anthologie commence fort avec cette nouvelle qui met en scène une fillette et sa mère. Ophélie est une charmante petite fille pleine d'innocence qui vous surprendra beaucoup. Une ambiance dérangeante et morbide. Cette histoire fait partie de mes préférées du recueil.

    "Mastabas" d'Angélique Ferreira : Là, on retrouve la représentation classique de la momie. Une histoire qui se passe en Egypte durant l'antiquité. On y découvre avec intérêt tout le processus de momification et la vie au temps des Pharaons. Une fois la lecture de cette nouvelle terminée, on a le sentiment d'avoir appris des choses.

    "Corps et âme" de Anaïs Perera : Si comme moi vous êtes un(e) grand(e) fan du "portrait de Dorian Gray", vous serez certainement conquis(e) par cette histoire. On y retrouve toute l'horreur de la version originale revue et corrigée par Anaïs. Attention ! Cette nouvelle n'est pas une copie du livre d'Oscar Wilde. On sent simplement que l'auteure a dû s'en inspirer.

    "La mort céleste" de Stephane Soutoul : Vous aimez les histoires de gardien de musée ? Vous allez être servis ! Une momie, une vraie, dans un musée. Beaucoup de sensualité dans ce texte. Le désir brûlant qu'inspire la momie au gardien de nuit est parfaitement retranscrit. On est partagé entre le dégoût et la fascination. Une histoire de tentation, de fruit interdit que je vous invite à découvrir rapidement.

    "La galerie de la nuit" de Lydie Blaizot : Ce coup-ci, on part sur un site de fouilles. La découverte d'un tombeau attise la convoitise d'un des chercheurs. Le deuxième archéologue va tout faire pour protéger ce lieu sacré et veiller au repos éternel de ses habitants. Chut ! Je n'en dis pas plus mis à part que l'on découvre ici une version sympathique de la momie.

    "Gaspar" de Gwenaelle Durand : Que se passe-t-il lorsqu'un groupe de jeunes s'adonne au jeu de rôle dans une crypte ? Leur aventure tourne rapidement au désastre. Ce sera leur dernière séance de jeu. Un mélange plutôt intéressant entre la momie et le vampire pour ce texte qui me rappelle un peu le film "Underworld".

    "Joe Fallon et le trésor de Viracocha" d'Emilie Witwicki-Barbet : Joe est un personnage vraiment à part que j'ai pris plaisir à découvrir. Il m'a beaucoup fait rire. Une nouvelle très fraîche qui vous détendra. Joe a de faux airs d'Indiana Jones et un language parfois un peu cru qui le rendent vraiment unique. C'est un gros dur au coeur tendre. Sa rencontre avec une momie, il s'en souviendra toute sa vie. Cette nouvelle a été un véritable coup de coeur.

    "La main du musée" d'Eva Aernout :  Un petit vol qui tourne mal. Un jeune homme maudit qui voit le malheur s'abattre autour de lui à cause d'une main de momie. Une histoire de malédiction très sympathique à lire.

    "La messagère" de Marie-Laurence Lemercier : Voici une nouvelle qui m'a beaucoup plu ! Une histoire de momie version science-fiction. Il fallait y penser ! Quel bonheur de découvrir cette conception tout à fait inédite de la momie. On sent que l'auteure maîtrise parfaitement son sujet. Vraiment, j'ai adoré ce côté high-tech et futuriste.

    "Derrière la porte" de Malaïka Macumi : Pour conclure cette anthologie en beauté, voici une histoire de savant fou, un peu dans la lignée du Dr Frankenstein. Celui-ci ne joue pas avec l'électricité mais avec le froid. Il est question de cryogénisation et de retour à la "vie". Une nouvelle assez effrayante, un petit peu plus horrifique que les autres. Un bon moment de lecture qui nous pousse à trouver dommage d'être déjà arrivé à la fin du recueil.


    Juste un petit regret: Cette première édition est parsemée de fautes assez diverses, plus ou moins gênantes pour la lecture. Mais l'éditeur a prévu une réédition entièrement revue et corrigée.



    En conclusion: Un petit recueil bien sympathique qui a su montrer qu'un thème aussi classique que la momie pouvait être traité avec beaucoup d'originalité. Je ne pensais pas être aussi surprise avant d'entamer la lecture de cette anthologie. Le contenu est donc très bon et l'ouvrage est très beau. Cette première anthologie des Editions Cauchemars est une belle réussite. Je remercie tous les auteurs ainsi que l'éditeur pour m'avoir procuré un aussi agréable moment de lecture. Vivement la prochaine anthologie !

    Edit : la maison d'édition ayant fermé ses portes, cet ouvrage est malheureusement définitivement indisponible.