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vendredi 11 mars 2011

Critique de "Salem" de Stephen King


388 pages
Editeur : Presses Pocket
Date parution : (avril 1988)
Origine : Etats-Unis
Traduction française


Voici ma critique de : "Salem" par Stephen King.

Tout d'abord parlons de la couverture du livre : lorsque j'ai regardé pour la première fois l'illustration de cette édition, j'avoue l'avoir trouvée dérangeante, angoissante. (Je parle de la partie inférieure bien entendu. Le "bandeau" supérieur me faisant quant à lui plutôt penser à un ouvrage pour enfant ^^) Quelle belle entrée en matière ! me suis-je dit. Après lecture, je reste sur un avis mitigé concernant ce choix d'illustration : j'ai beau la regarder avec insistance, j'ai beaucoup de mal à y voir ce qu'elle est censée représenter, à savoir, un vampire ! Non, vraiment. Elle me fait beaucoup plus penser à une sorcière (ce que pourrait conforter le titre, d'ailleurs ! ^^) qu'à un suceur de sang. Ce n'est que mon impression personnelle. ;-)

Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :
"La paisible petite bourgade était devenue une ville fantôme et personne n'osait parler de ce rire aigu, maléfique, enfantin.

Jerusalem's Lot n'avait rien de remarquable, sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorsque Ben Mears revient à Salem, c'est seulement pour retrouver ses souvenirs d'enfance.
Mais, très vite, il devra se rendre à l'évidence : il s'y passe des choses étranges, sinistres. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l'horreur s'infiltre, s'étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem."


Allons-y ! Parlons un peu des personnages.
Parmi les personnages principaux que je retiendrais, figure en première place Ben Mears.
Comme dans plusieurs ouvrages de Stephen King, le principal protagoniste de cette histoire est un romancier en quête d'inspiration pour un nouveau livre. Ben Mears a vécu à Salem étant enfant. Il en garde un souvenir traumatisant mais il décide tout de même de revenir à ses racines pour écrire un nouveau roman. Ben fera la rencontre de Susan, jeune femme dont il tombera rapidement amoureux. Le récit commence avec Ben Mears et il se termine avec lui.

Un autre personnage que j'ai beaucoup aimé : Mark Petrie, un élève de primaire doté d'un courage et d'une intelligence plus élevés que les jeunes de son âge. Il apparaît lui aussi dès le début du roman (même si on ne sait pas précisément qui il est à cet instant) et est présent à la fin de l'histoire.

Le "grand méchant" de l'histoire (puisqu'il en faut un ! ^^) est un vampire, beaucoup plus âgé que l'église catholique elle-même. Il répond au nom de Barlow et est le mal incarné. Cynique et sinistre personnage qui a sous ses ordres un dénommé Straker qui s'occupe de tout durant la journée. Barlow est rusé comme un renard et d'une cruauté sans limite.

Beaucoup d'autres personnages viennent peupler ce roman de Stephen King, dont un prêtre, un médecin, des fossoyeurs... mais ceux qui m'ont le plus marquée sont les trois que j'ai cités.


Passons à mon avis général sur ce livre.
Quel plaisir je me faisais de relire un roman de Stephen King ! Cela faisait quelques années que je n'avais pas plongé le nez dans l'un de ses livres. Mais voilà : mon édition de poche est truffée de fautes de toutes sortes ! Fautes de frappe, fautes d'orthographe, fautes de traduction. Je vous avoue que ça m'a un peu fait grincer des dents tout au long de ma lecture. Heureusement que l'histoire m'a captivée !
J'ai retrouvé avec délice les standards de la culture vampirique : crucifix, ail, eau bénite, transformation après morsure, besoin d'être invité pour pouvoir pénétrer dans une habitation... et j'en passe ! Contrairement aux gentils vampires de Twilight, nous retrouvons ici les vrais vampire du folklore, ceux qui plantent leurs crocs sans pitié dans tous les cous qu'ils rencontrent, animés par le mal à l'état pur. Par moment, le récit nous plonge dans un état d'angoisse tel que l'on hésite à lire la suite avant d'aller se coucher. ^^

La fin du roman m'a totalement satisfaite même si elle reste une fin ouverte. Rien ne reste plongé dans l'incompréhension, tout est très clair quand on referme l'ouvrage. Une fin que je qualifierais même de "cinématographique". Je n'ai eu aucun mal à l'imaginer sous formes d'images accompagnées d'une bande-son qui annonçait un générique... bref, une bonne fin pour moi.

En revanche, je mettrais un petit bémol pour la quantité trop importante de personnages : on finit par s'y perdre ! En même temps, s'agissant de l'histoire d'une ville, il pouvait difficilement en être autrement. Mais ce petit détail m'a laissé un petit sentiment d'égarement en plein milieu de ma lecture.

En conclusion : Un bon roman de Stephen King (pas le meilleur, c'est sûr) qui remplit bien sa mission : nous faire frissonner. Le style inimitable du King que certains qualifieront de "populaire", "vulgaire" mais qui se lit toujours avec une grande facilité. Un suspense intact jusqu'aux dernières pages. A lire pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, surtout pour les personnes qui aiment les histoires de vampires.

1 commentaire:

  1. C'est clair, ce n'est pas son meilleur. Ceci dit c'est vrai qu'il se lit aisément et qu'il procure un immense plaisir.
    Enfin des vampires qui n'ont rien de gravure de mode, ils en sont même très crédibles je trouve. Il a su s'approprier le mythe à la King, et il n'y a pas à dire, c'est bien le roi ;)
    Belle chronique ma belle, bravo.

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