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vendredi 28 juin 2013

"Hollow, tome 1" de Jessica Verday (Mon avis)



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Informations de publication :

  • ISBN : 978-2-290-03178-0
  • Format : 13 x 19 cm • 478 pages
  • Origine : Etats-Unis
  • Traduction française : Cécile Tasson
  • Date de parution : décembre 2012
  • Prix : 14 euros

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    Résumé au dos de l'ouvrage :

     "On disait qu'elle s'était suicidée.
    Tout le monde y croyait.
    On n'arrêtait pas de me poser des questions,
    encore et encore, pour découvrir
    si je savais quelque chose.
    Mais je ne savais rien,
    alors que j'aurais dû...
    Cette idée n'a jamais cessé de me hanter."


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    L'auteure :

    Jessica Verday 



    Cette écrivaine américaine de fantasy est née le 26 juillet 1982 à Beaufort en Caroline du Sud.

    "The Hollow" est son premier roman, premier tome d'une trilogie du même nom.

    La trilogie "The Hollow" suit la vie d'Abigail (Abbey) Browning durant ses années de lycée dans la célèbre ville de Sleepy Hollow. La mort de sa meilleure amie est l'événement qui va bouleverser la vie de notre héroïne. Elle rencontre alors un mystérieux et séduisant jeune homme, Caspian, qui va l'aider à faire face à cette épreuve.

    Jessica Verday a écrit cette trilogie en s'inspirant de la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow , écrite en 1820. Les personnages de cette légende ont inspiré de nombreux aspects du roman de Jessica, comme l'affection que porte le personnage principal pour cet auteur.


    * Page Facebook de la trilogie :
    https://www.facebook.com/pages/The-Hollow-Trilogy-by-Jessica-Verday/152325161464150

     
    * Site officiel de l'auteur :
    http://www.jessicaverday.com/
    (Attention ! Page facebook et site officiel en anglais.)

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    Mon avis sur ce roman :

    Lorsque j'ai reçu cet ouvrage, je m'attendais à une véritable histoire fantastique, avec des tonnes de rebondissements et de manifestations surnaturelles. J'ai commencé ma lecture avec avidité, guettant ces touches de fantastiques. Plusieurs chapitres plus loin, j'attendais toujours. Le récit semblait vouloir continuer sur sa lancée parfaitement linéaire et sans surprise. Je m'aventurais donc quelques chapitres plus loin encore. Tout comme les chercheurs d'or tamisant l'eau des rivières, je finis par grapiller quelques miettes de surnaturel, par-ci, par-là, mais impossible de mettre la main sur ce que j'attendais tant. Arrivée au dernier chapitre, je tombai finalement sur une pépite, mais, malheureusement, je n'eus pas le temps de l'extraire complètement. La vilaine se contenta de me laisser apercevoir son sommet, le reste de l'iceberg doré se trouvant sous la surface, bien caché. J'avais atteint la dernière page du livre.

    Vous avez compris que ce roman n'avait pas comblé mes attentes. Et pourtant, j'ai beaucoup aimé cette lecture.

    Oui, je sais, c'est un véritable paradoxe. ;-)

    En fait, j'étais partie pour un récit purement fantastique alors que, dans ce roman, la dimension fantastique, bien qu'existante, se fait plutôt discrète. Il ne se passe pas grand-chose à vrai dire. Pas de rebondissements à répétitions, pas d'action, pas de scènes véritablement effrayantes... et pourtant, on sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire.

    Pour être plus claire : ce roman a pour thèmes principaux le deuil, la solitude, la tristesse, l'amitié et l'amour. Car, oui, il s'agit avant tout d'une histoire triste. Dès les premières pages nous nous retrouvons dans une ambiance lourde (et pluvieuse !). La jeune Abbey, 16 ans, vient de perdre sa meilleure (et unique) amie, Kristen, qui a disparu près de la rivière et dont le corps n'a pas été retrouvé. L'histoire s'ouvre donc sur l'enterrement de Kristen. Un enterrement qui fait un peu l'effet d'une mascarade, d'un mensonge, pour Abbey car c'est un cercueil vide qui est mis en terre. Abbey ne veut pas croire à la mort de Kristen. Elle espère toujours la voir réapparaître.

    Les deux adolescentes étaient inséparables. Abbey n'avait aucun secret pour Kristen. Elles passaient du temps ensemble dans le cimetière de la petite ville de Sleepy Hollow (Et hop ! Un petit indice qui inspire une dimension surnaturelle.), à rendre honneur aux morts. Elles venaient régulièrement faire la causette aux pierres tombales des défunts, en particulier à celle de Washington Irving, auteur de la légende de Sleepy Hollow.

    A la mort de Kristen, la séparation est terrible. Abbey tombe immédiatement en dépression. Sans Kristen, la vie n'a plus le même goût. Et puis, il y a toutes ces questions qu'on ne cesse de lui poser et auxquelles elle ne sait pas répondre. Abbey se noie dans son chagrin lorsque Caspian fait son apparition.

    Caspian est un adolescent mystérieux (et le mot est faible !), arborant une chevelure blond platine agrémentée d'une étrange mèche noire. Son regard est d'un vert profond. Dès leur première rencontre, Abbey est totalement fascinée et intriguée par ce jeune homme qu'elle n'a jamais vu dans son école et qui, pourtant, semble connaître Kristen.

    Très rapidement, Caspian devient la "bouée de sauvetage" d'Abbey. Grâce à lui, elle reprend un peu goût à la vie, même si toutefois elle n'arrive toujours pas à faire le deuil de son amie. Mais Caspian se révèle être imprévisible et déroutant, disparaissant sans laisser d'explication, se comportant bizarrement dans certaines occasions... tant et si bien qu'on finit par se poser des tas de questions et formuler des hypothèses dans nos petites têtes de lecteurs.

    D'autres personnages secondaires se révèlent être étranges mais la palme d'or revient vraiment à Caspian. Personnellement, j'avoue avoir été complètement séduite par ce personnage troublant. (J'ai toujours eu un faible pour les personnages masculins qui ne tournent pas bien rond dans les romans. ^^)

    La fin nous offre une révélation qui ne vient que confirmer ce que l'on avait cru comprendre en ramassant les quelques indices qui jalonnaient notre lecture. Mais on ne nous dit rien de plus, nous laissant impitoyablement sur notre faim, obligés d'attendre de pouvoir lire la suite pour en apprendre plus.

    Le style de l'auteure se révèle très prenant, ce qui pallie une intrigue plutôt plate. Jessica Verday fait des prouesses avec sa plume pour nous faire éprouver toutes les émotions qui traversent son héroïne. C'est beau, magnifique même et les pages se tournent très vite même si on pourrait reprocher des longueurs à l'auteure, des passages très détaillés qui expliquent facilement l'épaisseur du roman.

    Un autre petit regret : le manque d'informations concernant la disparue, Kristen. Je suis persuadée que ce personnage a une importance capitale dans l'histoire et j'ai été déçue de ne pas en savoir plus que Abbey sur elle. Mais, s'agissant d'un premier tome, on peut espérer que l'auteure a l'intention de nous en dire bien plus dans les deux livres qui suivront. ;-)

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    En conclusion :  


    Un ouvrage qui laisse une impression étrange, troublante. Une histoire à ne pas lire si vous souffrez de dépression. Si vous êtes en quête de lectures purement fantastiques ou pleines de rebondissements, passez aussi votre chemin : ce roman est plutôt à ranger dans la catégorie drame psychologique et le surnaturel n'est pas la priorité de ce premier tome.

    Pour les autres, je vous invite à vous plonger dans cette magnifique histoire qui nous emmène dans le berceau de la légende du cavalier sans tête. Ambiance mystérieuse et émotion garanties.

    Un grand merci aux éditions J'ai Lu et à Jessica Verday pour cette magnifique lecture pleine d'émotion et de mystère.

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    Mon appréciation :

    J'ai beaucoup aimé.
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    En vente depuis janvier 2013
     

     

    vendredi 24 février 2012

    Mon avis sur "Le Requiem d'un Soupir" de Tiffany Schneuwly

    189 pages
    Editeur : Val Sombre éditions
    Dates de parution : décembre 2011
    Origine : France (éditeur)/ Suisse (Auteure)
    Version originale
    ISBN : 979-10-90623-01-9


    Voici mon avis concernant "Le Requiem d'un Soupir" de Tiffany Schneuwly.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Une jeune femme souriante. Et pourtant, elle ne semble pas si heureuse que ça. Son regard a quelque chose de triste, de songeur. Son sourire ne semble être qu'une façade. Elle semble vouloir nous faire croire que tout va bien. Cette jeune femme se prénomme Mercedes, c'est l'héroïne de ce roman.
    Le fond de l'image est sombre et menaçant. Une partie des feuilles des branches d'arbre que nous apercevons a disparu. J'y vois un symbole de la maladie dont il est question dans cette merveilleuse histoire, une maladie qui prive l'organisme de l'oxygène dont il a besoin pour vivre, une maladie qui s'attaque au souffle : l'asthme.
    Au premier plan, un bouquet de mimosa que la jeune femme tient contre son coeur. La couleur jaune vif des fleurs contraste avec le fond lugubre de l'image. C'est un peu comme un rayon de soleil. Ce mimosa a une importance toute particulière dans ce roman, il n'a pas été placé là par hasard. Mais je vous en reparle plus tard.

    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :
    "Une inspiration…une expiration…un soupir…
    La vie de Mercedes se résume à cela. A 19 ans, elle souffre d’un asthme sévère et ne peut profiter de sa vie comme elle le souhaite.
    Voyant qu’elle passe à côté de toutes les expériences qu’elle devrait vivre durant son adolescence, une étrange petite fille va venir à sa rencontre afin de lui apprendre à profiter de sa vie.

    L’asthme est une maladie commune, mais pas moins grave pour autant. Découvrez l’histoire d’une jeune fille qui se bat pour survivre, pour soupirer son requiem…

    Une partie des gains relatifs à la vente de cet ouvrage sera reversée à la Ligue Pulmonaire Fribourgeoise."

    Un petit mot de l'auteure concernant ce roman :
      "Cette histoire n'est pas autobiographique. Fortement inspirée de mon vécu, elle s'éloigne cependant de ma propre vie et met en scène un personnage pas si inventé que ça. En effet, Mercedes doit son prénom à une jeune fille qui s'appelait également ainsi et qui est décédée d'une crise d'asthme peu avant ses 20 ans. J'ai choisi de mêler une part de fantastique à cette histoire afin de l'adoucir. Mais cette part reste cependant minime pour que les lecteurs n'oublient pas qu'il s'agit d'une réalité, que cette maladie est grave et qu'il est important d'apprendre à mieux la connaître. 
    Une partie des bénéfices relatifs à la vente de ce livre sera reversée à la Ligue Pulmonaire Fribourgeoise : http://www.lung.ch/fr/freiburg/startseite.html"

    "En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux." [Marc-Aurèle]



    Parlons un peu des personnages.
    Le personnage central de ce roman est Mercedes, une jeune femme de 19 ans comme les autres... ou presque : Mercedes souffre d'asthme depuis 4 ou 5 ans. Cette maladie l'empêche de profiter de la vie et l'enferme peu à peu dans l'isolement. Elle a peur de gâcher la vie de ceux qui la côtoient et elle préfère ne pas se lier avec trop de monde. Sa mère se fait beaucoup de soucis pour elle et Mercedes culpabilise de devoir lui imposer ça. Elle tente de se cacher un peu derrière un masque pour faire croire à ses parents que tout ne va pas si mal.
    Pour ajouter à son malheur, elle se trouve confrontée aux railleries, aux remarques blessantes et au jugement de certains de ses camarades de classe et est même la cible d'un professeur qui ne se gêne pas pour la harceler. Sa vie est rythmée par les crises, toujours plus nombreuses et intenses. On peut se demander comment elle arrive à supporter tout cela. Mercedes a deux amies fidèles sur lesquelles elle peut compter et s'appuyer.

    Ce sont Alice et Coralie, deux jeunes femmes dans la même classe qu'elle qui la soutiennent et l'aident dans les moments les plus difficiles. Elles sont toujours là pour Mercedes, de véritables petites ange-gardiennes. Elles connaissent parfaitement la maladie dont souffre Mercedes et savent réagir durant les crises.
    Elles défendent farouchement leur amie et n'hésitent pas à faire face à ceux qui osent la critiquer.

    Le dernier personnage dont je vous parlerai est une petite fille qui apparaît mystérieusement dans la vie de Mercedes. Lors de leur première rencontre, la petite fille vend du mimosa. Ce fameux mimosa que l'on retrouvera plus tard dans l'histoire. Cette étrange gamine d'à peine huit ans qui semble tout connaître de Mercedes va tenter de la convaincre que malgré sa maladie elle doit profiter de la vie qui lui est offerte.


    D'autres personnages peuplent ce roman : en particulier un jeune homme qui tiendra une place importante dans la vie de Mercedes. Mais chut ! Je vous en ai déjà trop dit. ;-)

    Mon avis concernant ce roman :
    Ce roman est un savant mélange d'émotion, d'information et de fantastique.
    L'auteure, par le biais de cette magnifique histoire, essaie de nous faire prendre conscience que cette maladie que l'on appelle asthme est bien plus grave que ce que la majorité d'entre-nous pense. On peut mourir d'une crise d'asthme. Un asthmatique n'est pas seulement une personne qui éprouve une gêne respiratoire et qui résout le problème en prenant simplement une dose de Ventoline. En lisant ce roman, on comprend très vite qu'une personne asthmatique est une personne perpétuellement en danger de mort. Les traitements médicaux sont pour les personnes atteintes gravement un moyen d'obtenir un sursis mais jusqu'à quel point ?

    J'ai été bouleversée par l'histoire de Mercedes et bluffée par la justesse avec laquelle l'auteure a su décrire les sentiments de son héroïne. Lorsque j'ai commencé ma lecture, je me suis dit que l'auteure avait fait un excellent travail de recueil de témoignages auprès des malades pour arriver à un résultat aussi fort et aussi crédible. C'est alors que j'ai appris que les crises décrites dans ce roman ne sont autres que les crises qu'elle a personnellement vécues. En apprenant ceci, je n'ai pas été surprise du tout. Voilà pourquoi, dans la présentation qu'elle fait de son roman, Tiffany Schneuwly dit que, bien que n'étant pas autobiographique cette histoire s'inspire de son vécu.

    Qui de mieux qu'une personne asthmatique pourrait décrire les tourments et la souffrance intérieure provoqués par cette maladie ?

    Parce que c'est là le point fort de ce roman : on ne nous parle pas de la maladie d'un point de vue purement médical mais, au contraire, on nous fait vivre cette maladie de l'intérieur. Nous souffrons avec Mercedes lors de ses crises, nous partageons ses soucis, ses peurs, ses craintes.

    L'accent est aussi fortement mis sur les conséquences de l'asthme sur la vie de tous les jours. Car l'asthme ne provoque pas uniquement un chaos dans le corps des malades. Il sème aussi le désordre dans leur vie sociale, amicale, "professionnelle"...

    La petite fille dont je vous ai parlé plus haut, apporte une touche de fantastique au récit, une touche discrète mais bien dosée. Si l'auteure avait accordé une place plus grande au fantastique, son texte aurait perdu un peu de force et son message n'aurait pas été aussi puissant.

    Car oui, on sent que l'auteure souhaite nous faire passer un message. Elle souhaite que chacun prenne conscience de la gravité de cette maladie. Elle souhaite qu'à l'avenir tout le monde prenne un peu plus au sérieux cette maladie. Elle souhaite qu'on arrête de penser que les personnes atteintes d'asthme se servent de leur maladie comme d'une excuse infondée.
    L'asthme est une maladie grave, on peut en mourir !

    Remarque : il ne faut pas s'étonner en découvrant que Mercedes est en dernière année de collège, qu'elle prépare le bac et qu'elle souhaite entrer à l'université l'année suivante. J'ai moi-même eu un moment de réflexion en lisant ceci mais, il faut bien garder en tête que Tiffany Schneuwly est suisse. Le système scolaire suisse est différent de notre système scolaire français.

    Ce roman ne se lit pas, il se dévore. Ce roman n'est pas larmoyant, il est émouvant et intense.

    La plume de l'auteure est fluide, délicate et sûre, par moments presque poétique. Un style simple, qui se lit avec très grande facilité mais qui n'en est pas pour autant dépourvu de richesse : les scènes de crise sont particulièrement réussies, leurs descriptions sont précises et fortes.


    En conclusion :  
    "Le requiem d'un soupir" est un véritable cri du coeur, un appel à la tolérance.
    C'est une lecture qui m'a vraiment émue (n'oubliez pas de garder à portée de main une boîte de mouchoirs si vous êtes un peu sensibles). On sort transformés de cette expérience que l'auteure nous fait vivre, lavés de nos préjugés concernant l'asthme.

    Un roman à lire absolument !

    En plus, en achetant ce livre, vous ferez une bonne action puisque une partie des bénéfices sera reversée à la Ligue Pulmonaire Fribourgeoise : http://www.lung.ch/fr/freiburg/startseite.html"


    Je souhaite remercier chaudement l'auteure, Tiffany Schneuwly, pour m'avoir permis de découvrir ce magnifique roman.


    jeudi 2 décembre 2010

    Critique de "Accroche-toi, Sam !"


    262 pages
    Editeur : Bayard Jeunesse (2004)
    Origine : Etats-Unis
    Traduction française


    Voici ma critique de : "Accroche-toi, Sam !" par Margaret Bechard.

    Tout d'abord parlons de la couverture du livre : on nous annonce la couleur dès l'illustration ! Un blouson en jean d'adolescent dans la poche duquel se trouve un petit ours en peluche. L'adolescence confrontée à la maternité (ou devrais-je plutôt dire "paternité" !).

    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

    "A dix-sept ans, Sam est déjà le papa d'un petit garçon, Max. Finies les parties de foot avec les copains, les sorties... Sam doit s'occuper seul de son fils tout en continuant ses études, la jeune mère ayant abandonné le bébé. Au bout de quelques mois, Sam se rend compte qu'il est bien difficile d'être à la fois " père célibataire " et lycéen, même dans un établissement alternatif équipé d'une crèche. Cependant, grâce à Claire, un ancien amour de collège, Sam reprend espoir... ne serait-il pas de nouveau amoureux."



    Allons-y ! Parlons un peu des personnages.
    Sam est un jeune de dix-sept ans un peu différent des garçons de son âge : il est déjà papa ! Tout au long du roman on ne peut qu'être en admiration devant ce jeune homme qui a décidé de prendre ses responsabilités au détriment de son propre bonheur. Il se sacrifie pour son fils de onze mois, Max.
    Un autre personnage clé de cette histoire : Claire. Cette jeune fille est une ancienne connaissance de Sam. Ils ont un point en commun : Claire est elle aussi une jeune mère. Son bébé s'appelle Emily. Claire a des projets pour elle et Sam, Max et Emily.


    Passons à mon avis général sur ce livre.
    Un magnifique roman original de par son contenu : pas très courant de lire l'histoire d'un père adolescent ! C'est avec un certain plaisir que j'en ai dévoré les pages. J'ai beaucoup apprécié de plonger dans le quotidien de Sam et Max. Parfois ils m'ont fait sourire, d'autres fois presque pleurer. Cette histoire est pleine d'émotion. On ressent facilement le déchirement de Sam : il aimerait pouvoir vivre comme tous les ados de son âge, s'amuser, étudier, sortir, ... mais, il ne peut se résoudre à abandonner ses responsabilités de jeune père. Il a commis une erreur et il estime qu'il doit assumer.
    On découvre un univers particulier, celui des jeunes parents. On les suit dans leur établissement scolaire spécialement conçu pour eux, équipé d'une crèche. Leurs journées sont rythmées par les cours, les couches, les biberons... et leur combat quotidien pour tenir le coup, pour ne pas craquer. Devenir parent à 17 ans n'a rien de facile.
     J'ai été surprise par la fin. J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ça. Chut ! Je ne vous dévoile rien. Tout ce que je peux vous dire c'est que j'aurais bien eu besoin d'un petit paquet de kleenex : c'est plutôt émouvant.


    En conclusion : Un petit roman jeunesse assez différent de ce que j'ai l'habitude de lire (je suis plutôt littérature fantastique), pris au hasard sur l'étagère de la médiathèque municipale, dont je ne regrette vraiment pas la lecture ! Il se lit vite, très vite, ...trop vite peut-être ? J'aurais bien aimé passer plus de temps avec Sam et Max. C'est un pur régal. Si vous décidez de le lire, n'oubliez pas de prévoir un petit paquet de Kleenex à portée de main ! ;-)