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mercredi 30 octobre 2013

Chronique-Express : étape n°2 (Fusion de Julianna Baggott)



Les freins grincent, notre convoi perd en vitesse. Nous approchons de notre deuxième étape. Le train s'immobilise. Les portes se déverrouillent. Descendez vite et rejoignez-moi sur le quai pour profiter de la vue.
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Mercredi 30 octobre

ETAPE N°2 :


670 pages
Editeur : Editions J'ai lu (Mai 2013)
Collection : Imaginaire
Origine : Etats-Unis
Traduction française : Laurent Strim
ISBN : 978-2-290-03426-2
Prix de vente : 14,90€



Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

«Nous voulons que vous nous rendiez notre fils.
Cette fille est la preuve vivante
que nous pouvons vous sauver tous.
Si vous ignorez notre requête,
nous tuerons nos otages...
Un par un.»

"Depuis qu'ils connaissent la vérité sur les Détonations, Pressia, Bradwell, Partridge et El Capitan sont prêts à tout pour renverser Willux.
Petit à petit, ils organisent la résistance.

Mais le Dôme n'a pas dit son dernier mot, et il dispose d'un précieux atout qui pourrait faire toute la différence..."



Mon avis concernant cet ouvrage : 

Un ouvrage que j'attendais avec impatience. Oui, le premier tome de la saga, "Pure", m'avait vraiment laissée en manque. C'est donc avec gourmandise que je me suis replongée dans l'univers froid et sombre de ce deuxième tome. Je n'ai pas été déçue, loin de là ! J'ai pris un réel plaisir à retrouver les personnages principaux avec qui j'avais fait un bout de chemin dans le tome 1 et j'ai même été comblée en constatant que l'un des personnages qui ne m'inspirait pas vraiment de la sympathie dans le premier volet, a finalement réussi à me conquérir.
Partridge fait son grand retour au Dôme. Pressia, Bradwell et El Capitan (pour ne citer qu'eux) affrontent de nombreux dangers. La rivalité entre Bradwell et El Capitan se développe.
Une fois de plus, ça ne se lit pas, ça se dévore ! Et à nouveau, on se retrouve très vite avec une soif intense de connaître la suite, la fin de ce deuxième tome nous laissant encore dans un état de frustration terrible.
Vite ! La suite !

Un deuxième tome parfaitement à la hauteur du premier, à lire absolument si la première partie a réussi à nous séduire.


Un grand merci aux éditions J'ai Lu pour cette nouvelle découverte.

Découvrez mon avis sur "Pure" si vous ne l'avez pas encore lu. 

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Mon appréciation :


Coup de coeur !

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Avec grand regret, nous quittons cette deuxième étape. Mais rassurez-vous, la suite du voyage vous plaira sûrement. Nous sommes partis pour rejoindre une étape placée sous le signe du thriller.
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 A suivre ....

vendredi 28 juin 2013

"Hollow, tome 1" de Jessica Verday (Mon avis)



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Informations de publication :

  • ISBN : 978-2-290-03178-0
  • Format : 13 x 19 cm • 478 pages
  • Origine : Etats-Unis
  • Traduction française : Cécile Tasson
  • Date de parution : décembre 2012
  • Prix : 14 euros

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    Résumé au dos de l'ouvrage :

     "On disait qu'elle s'était suicidée.
    Tout le monde y croyait.
    On n'arrêtait pas de me poser des questions,
    encore et encore, pour découvrir
    si je savais quelque chose.
    Mais je ne savais rien,
    alors que j'aurais dû...
    Cette idée n'a jamais cessé de me hanter."


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    L'auteure :

    Jessica Verday 



    Cette écrivaine américaine de fantasy est née le 26 juillet 1982 à Beaufort en Caroline du Sud.

    "The Hollow" est son premier roman, premier tome d'une trilogie du même nom.

    La trilogie "The Hollow" suit la vie d'Abigail (Abbey) Browning durant ses années de lycée dans la célèbre ville de Sleepy Hollow. La mort de sa meilleure amie est l'événement qui va bouleverser la vie de notre héroïne. Elle rencontre alors un mystérieux et séduisant jeune homme, Caspian, qui va l'aider à faire face à cette épreuve.

    Jessica Verday a écrit cette trilogie en s'inspirant de la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow , écrite en 1820. Les personnages de cette légende ont inspiré de nombreux aspects du roman de Jessica, comme l'affection que porte le personnage principal pour cet auteur.


    * Page Facebook de la trilogie :
    https://www.facebook.com/pages/The-Hollow-Trilogy-by-Jessica-Verday/152325161464150

     
    * Site officiel de l'auteur :
    http://www.jessicaverday.com/
    (Attention ! Page facebook et site officiel en anglais.)

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    Mon avis sur ce roman :

    Lorsque j'ai reçu cet ouvrage, je m'attendais à une véritable histoire fantastique, avec des tonnes de rebondissements et de manifestations surnaturelles. J'ai commencé ma lecture avec avidité, guettant ces touches de fantastiques. Plusieurs chapitres plus loin, j'attendais toujours. Le récit semblait vouloir continuer sur sa lancée parfaitement linéaire et sans surprise. Je m'aventurais donc quelques chapitres plus loin encore. Tout comme les chercheurs d'or tamisant l'eau des rivières, je finis par grapiller quelques miettes de surnaturel, par-ci, par-là, mais impossible de mettre la main sur ce que j'attendais tant. Arrivée au dernier chapitre, je tombai finalement sur une pépite, mais, malheureusement, je n'eus pas le temps de l'extraire complètement. La vilaine se contenta de me laisser apercevoir son sommet, le reste de l'iceberg doré se trouvant sous la surface, bien caché. J'avais atteint la dernière page du livre.

    Vous avez compris que ce roman n'avait pas comblé mes attentes. Et pourtant, j'ai beaucoup aimé cette lecture.

    Oui, je sais, c'est un véritable paradoxe. ;-)

    En fait, j'étais partie pour un récit purement fantastique alors que, dans ce roman, la dimension fantastique, bien qu'existante, se fait plutôt discrète. Il ne se passe pas grand-chose à vrai dire. Pas de rebondissements à répétitions, pas d'action, pas de scènes véritablement effrayantes... et pourtant, on sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire.

    Pour être plus claire : ce roman a pour thèmes principaux le deuil, la solitude, la tristesse, l'amitié et l'amour. Car, oui, il s'agit avant tout d'une histoire triste. Dès les premières pages nous nous retrouvons dans une ambiance lourde (et pluvieuse !). La jeune Abbey, 16 ans, vient de perdre sa meilleure (et unique) amie, Kristen, qui a disparu près de la rivière et dont le corps n'a pas été retrouvé. L'histoire s'ouvre donc sur l'enterrement de Kristen. Un enterrement qui fait un peu l'effet d'une mascarade, d'un mensonge, pour Abbey car c'est un cercueil vide qui est mis en terre. Abbey ne veut pas croire à la mort de Kristen. Elle espère toujours la voir réapparaître.

    Les deux adolescentes étaient inséparables. Abbey n'avait aucun secret pour Kristen. Elles passaient du temps ensemble dans le cimetière de la petite ville de Sleepy Hollow (Et hop ! Un petit indice qui inspire une dimension surnaturelle.), à rendre honneur aux morts. Elles venaient régulièrement faire la causette aux pierres tombales des défunts, en particulier à celle de Washington Irving, auteur de la légende de Sleepy Hollow.

    A la mort de Kristen, la séparation est terrible. Abbey tombe immédiatement en dépression. Sans Kristen, la vie n'a plus le même goût. Et puis, il y a toutes ces questions qu'on ne cesse de lui poser et auxquelles elle ne sait pas répondre. Abbey se noie dans son chagrin lorsque Caspian fait son apparition.

    Caspian est un adolescent mystérieux (et le mot est faible !), arborant une chevelure blond platine agrémentée d'une étrange mèche noire. Son regard est d'un vert profond. Dès leur première rencontre, Abbey est totalement fascinée et intriguée par ce jeune homme qu'elle n'a jamais vu dans son école et qui, pourtant, semble connaître Kristen.

    Très rapidement, Caspian devient la "bouée de sauvetage" d'Abbey. Grâce à lui, elle reprend un peu goût à la vie, même si toutefois elle n'arrive toujours pas à faire le deuil de son amie. Mais Caspian se révèle être imprévisible et déroutant, disparaissant sans laisser d'explication, se comportant bizarrement dans certaines occasions... tant et si bien qu'on finit par se poser des tas de questions et formuler des hypothèses dans nos petites têtes de lecteurs.

    D'autres personnages secondaires se révèlent être étranges mais la palme d'or revient vraiment à Caspian. Personnellement, j'avoue avoir été complètement séduite par ce personnage troublant. (J'ai toujours eu un faible pour les personnages masculins qui ne tournent pas bien rond dans les romans. ^^)

    La fin nous offre une révélation qui ne vient que confirmer ce que l'on avait cru comprendre en ramassant les quelques indices qui jalonnaient notre lecture. Mais on ne nous dit rien de plus, nous laissant impitoyablement sur notre faim, obligés d'attendre de pouvoir lire la suite pour en apprendre plus.

    Le style de l'auteure se révèle très prenant, ce qui pallie une intrigue plutôt plate. Jessica Verday fait des prouesses avec sa plume pour nous faire éprouver toutes les émotions qui traversent son héroïne. C'est beau, magnifique même et les pages se tournent très vite même si on pourrait reprocher des longueurs à l'auteure, des passages très détaillés qui expliquent facilement l'épaisseur du roman.

    Un autre petit regret : le manque d'informations concernant la disparue, Kristen. Je suis persuadée que ce personnage a une importance capitale dans l'histoire et j'ai été déçue de ne pas en savoir plus que Abbey sur elle. Mais, s'agissant d'un premier tome, on peut espérer que l'auteure a l'intention de nous en dire bien plus dans les deux livres qui suivront. ;-)

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    En conclusion :  


    Un ouvrage qui laisse une impression étrange, troublante. Une histoire à ne pas lire si vous souffrez de dépression. Si vous êtes en quête de lectures purement fantastiques ou pleines de rebondissements, passez aussi votre chemin : ce roman est plutôt à ranger dans la catégorie drame psychologique et le surnaturel n'est pas la priorité de ce premier tome.

    Pour les autres, je vous invite à vous plonger dans cette magnifique histoire qui nous emmène dans le berceau de la légende du cavalier sans tête. Ambiance mystérieuse et émotion garanties.

    Un grand merci aux éditions J'ai Lu et à Jessica Verday pour cette magnifique lecture pleine d'émotion et de mystère.

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    Mon appréciation :

    J'ai beaucoup aimé.
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    En vente depuis janvier 2013
     

     

    mardi 14 mai 2013

    Mon avis sur "Zombies don't cry" de Rusty Fischer


    318 pages
    Editeur : Editions J'ai lu
    Date de parution : janvier 2013
    Origine : Etats-Unis
    Traduction française : Basile Béguerie
    ISBN : 978-2-290-05837-4
    Prix : 14,50€





    Voici mon avis concernant "Zombies don't cry" de Rusty Fischer.


    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

    «Règle N°1 : Ne jamais sortir avec quelqu'un sans l'avoir présenté à mon père.
    Règle N°2 : Le couvre-feu est fixé à 23 heures - non négociable.
    Règle N°3 : Ne. Jamais. Faire le mur.

    Pourquoi personne n'avait précisé qu'en enfreignant ces trois règles à la fois, même pour un garçon canon, on risquait tout simplement sa vie ?
    Parce que je vous parle, mais en fait, je crois que je suis morte...»


    Mon avis concernant cet ouvrage : 

    Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il semblerait que les vampires ne soient plus les créatures à la mode en ce moment. Peut-être que tout le monde a eu son overdose de "sang-froid" ? Moi, je suis toujours aussi friande d'histoires de vampires, mais j'avoue avoir été ravie de pouvoir goûter à autre chose : les zombies !

    Imaginez donc un peu ma joie lorsque les éditions J'ai Lu m'ont proposé de lire "Zombies don't cry" !  Déjà rien que le titre avait de quoi me séduire. Mais je me suis dit qu'il me fallait a-bso-lu-ment le lire lorsqu'en plus j'ai découvert la couverture et le résumé !

    La couverture est très attirante : de la sobriété  (beaucoup de noir) qui permet de mieux faire ressortir le titre, l'accroche et surtout... la petite illustration en bandeau central. Un regard captivant , séduisant même. On devine une belle jeune femme... Un détail cependant relie cette photo au titre : la pâleur mortelle de ce visage.
    Cool ! Pour une fois que la vue d'un zombie ne provoque pas de dégoût profond...

    Mais ne vous y trompez pas ! Ce n'est pas parce que les zombies de ce roman ne nous offrent pas une vision traditionnelle de la créature (en état de décomposition avancée, complètement lobotomisée, ne répondant qu'à son instinct, se déplaçant au ralenti avec les bras en avant  et une jambe qui traîne tout en poussant de sinistres grognements....) qu'il n'y a aucune trace de cruauté ou d'horreur dans cette histoire ! Vous aimez la cervelle bien fraîche , j'espère ? ^^


     Dans ce cas, venez faire la connaissance de Maddy. Cette jeune lycéenne, fille de médecin légiste, constate que petit à petit les camarades participant au même cours de cuisine qu'elle disparaissent les uns après les autres dans des conditions étranges.
    Et puis un jour, alors qu'elle enfreint les trois principales règles citées dans le résumé pour rejoindre un garçon craquant à une fête, elle est frappée par la foudre.
    A partir de cet instant, sa  vie ne sera plus jamais la même : Maddy est morte. Son coeur ne bat plus. Elle ne respire plus. Et pourtant... elle "vit" encore d'une certaine manière. Elle est devenue une zombie.
    L'auteur nous propose de la suivre dans cette nouvelle vie et de découvrir en même temps qu'elle  la vérité. Les zombies existent et ils vivent parmi nous, incognito. Mais pour que ce soit plus intéressant, on apprend qu'il existe des "gentils" zombies et des "méchants". Les "gentils" suivent  les règles des anciens à la lettre tandis que les "méchants" n'en ont rien à faire de ces règles.
    Maddy se fera de nouveaux compagnons qui l'aideront à s'adapter à sa nouvelle condition mais elle  sera aussi confrontée à des ennemis qui veulent sa peau ... pardon ... sa cervelle. ^^

    Je m'attendais  à une histoire  "frisson"  tout ce qu'il y a de plus sérieux  et j'ai été surprise (mais agréablement, rassurez-vous) de  me retrouver en train de pouffer de rire  tout au long de ma lecture. Voilà un grand point fort de ce roman  : son style humoristique qui allège le caractère horrifique de la situation et le rend véritablement accessible même pour de jeunes ados.

    A vrai dire, je me rends compte que ce qui m'a induite en erreur est le côté trop sérieux de la couverture (ce qui n'enlève rien au fait que je la trouve toujours sublime) qui ne reflète pas le  ton léger du récit.

    Je me suis tout de suite attachée au personnage principal, Maddy. J'ai aimé sa façon de voir les choses et de les partager avec nous. Sa meilleure amie, Hazel,  s'est un peu moins attirée ma sympathie mais il n'empêche que je trouve que tous les personnages de cet ouvrage ont véritablement été bien travaillés.


    Si je regarde au-delà du premier degré, je dirais que l'auteur a peut-être bien voulu faire passer un message aux lecteurs, un message sur la tolérance mais aussi sur l'adolescence.  Après tout,  quelles sont les principales  conséquences du passage à l'âge adulte ? Un sentiment de différence,  la sensation de sortir  d'une chrysalide, d'avoir à tout changer,  renoncer à  sa vie d'enfant pour entrer dans une vie d'adulte, devenir un peu quelqu'un  d'autre...  Et ces bouleversements accentuent les différences , créent souvent des clans... C'est un peu comme devenir un zombie (sauf que les ados ne se jettent pas sur la cervelle fraîche, heureusement pour nous ! ^^).

    La fin, comme toute fin de premier tome, nous laisse  sur notre faim (Admirez le jeu de mots ! ^^). Personnellement, j'ai très envie de lire le deuxième tome pour connaître la suite.
    Mais il faudra attendre encore un peu. (Ô frustration, quand tu nous tiens !)


    En conclusion :  

    Un  roman que j'ai pris plaisir à découvrir et que je conseille  aux ados sans hésitation mais aussi aux adultes qui ont envie de  se faire embarquer dans une histoire de zombies en toute légèreté. (Si vous recherchez uniquement le grand frisson et que vous n'appréciez que le côté violent et repoussant des zombies, filez plutôt vous louer "la nuit des morts-vivants" en dvd !) ;-)

     Pour ceux qui le souhaitent (et qui comprennent l'anglais), vous pourrez prolonger un peu l'expérience en visitant le blog de l'auteur :  Zombies don't blog


    Un grand merci aux éditions J'ai Lu pour cette lecture "zombiesque".

    mardi 11 décembre 2012

    Mon avis sur "Pure" de Julianna Baggott

    543 pages
    Editeur : J'ai Lu
    Dates de parution : septembre 2012
    Origine : USA
    Traduction française : Laurent Strim
    ISBN :   978-2-290-03425-5
    Prix : 14,90€

    Voici mon avis concernant "Pure"" de Julianna Baggott.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Une couverture qui ne manquera pas d'attirer le regard, tout particulièrement celui des lectrices. Oui, je pense que la présence du papillon bleu provoquera une certaine attirance chez les femmes et les jeunes femmes. Derrière ce magnifique papillon bleu on aperçoit... la Terre après une guerre nucléaire ? Le Dôme ? Le doute s'installe dans mon esprit. J'ai du mal à me décider entre les deux.
    En effet, l'illustration me donne l'effet d'une fusion de ces deux "mondes". Un hybride entre monde protecteur et monde dangereux. On peut considérer les lueurs orangées comme positives (la lumière, l'espoir, la vie...) ou négatives (le papillon bleu ne risque-t-il pas de finir par s'y brûler les ailes ?). On pourrait aussi penser à un leurre : les papillons sont toujours attirés par la lumière, mais la lumière leur fait rarement le bien qu'ils espéraient en l'approchant. ^^ Et comme l'histoire de "Pure" intègre les notions de complot, mensonges et manipulations, ça pourrait très bien coller. ;-)

    Retournons l'ouvrage...

    Au dos du roman, nous trouvons un autre papillon, mais celui-ci n'est pas bleu, il est terne, gris comme la cendre et n'est pas naturel. Le monde en arrière-plan est sombre à souhait, inhospitalier même et froid.

    D'un point de vue tout à fait personnel, je dirais que les deux papillons figurant sur la couverture représentent les deux principaux personnages du roman : Pressia et Partridge. Celui du devant symbolisant Partridge et celui du dos Pressia.

    Mais pas la peine de se prendre la tête dans une interprétation fumeuse de la couverture. Je terminerai donc en vous disant que j'adore cette couverture, elle a quelque chose de beau et de fascinant. Elle m'a vraiment donné envie d'ouvrir ce roman et de le lire.


    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Nous savons que vous êtes là,
    nos frères et soeurs.

    Un jour, nous sortirons du Dôme
    pour vous rejoindre dans la paix.

    Pour l'heure, nous vous observons de loin, 
    avec bienveillance. "


    Et voici le résumé figurant à l'intérieur du roman :
    "Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans, âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts... ou achever les plus faibles. Pressia n'a plus le choix, elle doit se préparer à fuir.

    Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une minorité, les Purs, s'est réfugiée avant la catastrophe. Partridge est l'un d'eux... mais pour combien de temps ?"



    Voici le trailer officiel du roman :



    Et avant de vous donner mon avis...
    Voici le lien vers le premier chapitre de "Pure" :
    http://fr.calameo.com/read/001117372fd2310ef9554


    Parlons un peu des personnages.
    Tous les personnages évoluant dans ce roman m'ont fait passer par toutes sortes d'émotions. J'en retiendrai quatre qui m'ont particulièrement bouleversée.

    Dès le chapitre premier nous faisons la connaissance de Pressia, une jeune femme sur le point de fêter ses 16 ans. Et à peine la rencontrons-nous que nous sommes frappés par l'horreur : Pressia fait partie des survivants d'une sorte d'holocauste nucléaire qui lui a laissé des marques indélébiles. En effet, elle n'était qu'une petite fille lorsque les Détonations ont eu lieu. Elle tenait sa poupée préférée dans ses bras, dans un aéroport et, au moment de la grande explosion, la tête de sa poupée a fusionné avec son poing. Oui, vous avez bien lu : Pressia a un poing tête-de-poupée. J'ai relu plusieurs fois la phrase le mentionnant pour la première fois, pensant ne pas avoir dû bien comprendre et lorsque j'ai réalisé que j'avais finalement bien lu, je me suis dit "Oh ! Mon Dieu ! Mais c'est terrible !" Mais Pressia, malgré son handicap, se révèle d'une adresse et d'une volonté incroyables. Dès les premiers chapitres, on ne peut pas nier le fait qu'elle est une héroïne en puissance avec une petite part d'obscurité cachée au plus profond d'elle-même qui la rend crédible.
    La vie de Pressia n'a rien d'un rêve bleu. Le monde dans lequel elle vit (ou plutôt, survit) avec son grand-père  est dévasté, un véritable champs de ruines et de cendres peuplé de survivants à l'aspect effrayant et de créatures dangereuses. Et en plus, Pressia est sur le point de fêter ses 16 ans, âge fatidique où l'O.R.S. récupère tous les jeunes pour faire d'eux des combattants ou des cibles d'entraînement. Elle sait qu'avec son poing invalide elle serait désignée pour mourir en tant que cible et Pressia n'a pas l'intention de se laisser tirer comme un lapin ! Elle veut vivre ! Elle veut entrer dans le Dôme, cet sorte d'Eden où une minorité triée sur le volet a trouvé refuge au moment des Détonations.


    Ensuite, vient Partridge, jeune homme de dix-sept ans qui vit dans le Dôme. Partridge, comme tous les habitants du Dôme, fait partie de ceux qu'on nomme les Purs. Son corps ne porte aucune trace, aucun dommage consécutif aux Détonations. On pourrait penser qu'il a beaucoup de chance de pouvoir vivre dans le Dôme. Mais Partridge ne rêve que d'une chose : en sortir pour découvrir la vérité. Découvrir la vérité sur une personne très proche qui se trouvait à l'extérieur lors des Détonations mais aussi découvrir la vérité sur lui-même. Partridge se sent à part, singulier. Il a l'impression que quelque chose cloche chez lui et il aimerait comprendre. Après avoir échafaudé un plan, Partridge finit par sortir du Dôme. Il découvre avec horreur le monde extérieur et fait la connaissance de Pressia puis de Bradwell (le prochain personnage dont je vous parlerai). Le courant a un peu de mal à passer entre Partridge et le duo Pressia/Bradwell au début. Partridge a du mal à se faire accepter. Son seul "crime" ? Etre un Pur ! Pourtant, les trois protagonistes finiront par se rapprocher et vivre ensemble cette aventure.
    Partridge donne une impression de gentillesse et de douceur, une sorte de perfection en accord avec son physique intact. Cependant, au fond de lui brûle la flamme de la révolte et on perçoit dans la dernière partie de ce tome 1, que Partridge devrait être un jeune homme au destin peu commun, une sorte de "libérateur", de "rebelle" ou de "révolutionnaire" qui fera éclater la vérité concernant le Dôme.
    Une fois de plus, l'auteure nous offre un personnage tout en reliefs qui, j'en suis sûre, nous promet encore de belles surprises dans les prochains volets.


    J'avais promis de vous parler aussi de Bradwell, celui que l'on surnomme "le garçon aux oiseaux dans le dos". Après avoir appris que Pressia avait un poing-tête-de-poupée, vous ne serez certainement pas très surpris que l'un des personnages ait fusionné avec des oiseaux. Encore que... l'horreur monte d'un cran lorsqu'on réalise que certaines personnes ont pu fusionner avec des animaux ou d'autres personnes et que ceux-ci sont encore vivants ! Car, oui, les oiseaux dans le dos de Bradwell sont tout ce qu'il y a de plus vivants et ils agitent leurs petites ailes au gré de l'humeur et des sentiments de celui-ci. Mais Bradwell n'est pas le cas le plus terrifiant ou surprenant : tout au long du récit, on rencontre bien d'autres fusions encore plus effrayantes (Chut ! Je ne vous dévoilerai rien de plus à propos de ces fusions. ;-) ).
    Revenons-en à Bradwell. Ce jeune homme a tout d'un battant. Il a réussi à survivre seul alors qu'il n'était qu'un gamin. Il sait se défendre, est très bavard (surtout lorsqu'il s'agit de parler du monde d'avant et de casser du bois sur le dos des Purs) et a quasiment toujours réponse à tout. Il peut paraître un peu agaçant à certains, moi, j'avoue l'avoir beaucoup aimé. Il ressent un certain attachement à Pressia : leur première rencontre, quoique tumultueuse, a suffi à Bradwell pour avoir envie de revoir la jeune femme. Mais, dans ce tome 1, pas d'histoire d'amour à la guimauve. Par habitude, j'envisageais aussi une sorte de triangle amoureux entre Pressia, Bradwell et Partridge. Et je me suis rendue compte, au fil de ma lecture, que j'étais légèrement à côté de la plaque. Tant mieux ! Je suis ravie de m'être trompée sur toute la ligne (mais je ne vous dirai pas pourquoi. ;-) ).


    Passons au dernier personnage qui m'a marquée : El Capitan. Je ne vous dirai pas grand-chose sur El Capitan pour la simple et bonne raison que je préférerais vous le laisser découvrir par vous-même. Cependant, sachez que ce personnage que j'avais envie d'étriper lorsque je l'ai rencontré les premières fois a finalement réussi à s'attirer ma sympathie. Un personnage que j'avais tout d'abord classé dans les "méchants" de l'histoire et pour qui j'ai fini par revoir mon jugement. Il a un côté protecteur, paternel même, qui m'a fait fondre.
    Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions. Et cette remarque est valable pour d'autres personnages du roman que je ne vous présenterai pas ici.

    Mon avis concernant ce roman :
    Une dystopie classée Young Adult que je déconseillerais aux moins de 15 ans.
    Pourquoi, me direz-vous ? La raison est simple : ce roman est effrayant de réalisme, dur, sombre et porteur d'une certaine violence.

    Mais il ne faut pas croire que je n'ai pas aimé. Loin de là ! J'aime ce genre d'histoires qui nous retournent de par leur réalisme. J'aime ces romans qu'on referme en se disant "Cette histoire pourrait bien arriver un jour", tout en frissonnant dans son fauteuil.

    Ce roman, en bonne dystopie, nous fait entrer dans un monde où l'organisation est différente de ce que nous connaissons et où tout est sombre. Même la petite lueur que l'on pense distinguer au départ n'est qu'obscurité. En effet, le fameux Dôme qui semble être considéré comme une sorte de paradis terrestre, se révèle cacher de terribles vérités. On se rend vite compte qu'on ne vit pas plus dans le Dôme qu'à l'extérieur. Bien sûr, à première vue, on pense qu'il est préférable de faire partie de ceux qui vivent dans ce Dôme plutôt que des malheureux qui vivent dans les ruines et la cendre de l'ancien monde. Mais au fil des pages on arrive à ouvrir les yeux sur la réalité : le Dôme ne vaut peut-être pas beaucoup mieux que l'extérieur. Et c'est par le biais de Partridge que l'auteure nous fait passer ce message. Si tout était si parfait, si merveilleux à l'intérieur, alors, pourquoi voudrait-on s'en échapper ? Partridge ne sait pas tout mais il sait que les dirigeants du Dôme cachent beaucoup de choses et qu'on ne dit pas toute la vérité aux Purs.

    De l'autre côté, dans la cendre, la grisaille et la désolation, Pressia espère trouver le moyen de pénétrer dans le Dôme, ce lieu où il fait bon vivre, cet endroit où les Purs n'ont pas à lutter pour leur survie. Elle serait prête à tout pour y entrer.  En observant Pressia, on se rend compte à quel point il peut être tentant de basculer du mauvais côté pour arriver à ses fins. On découvre aussi combien un être humain, soit-il une jeune femme à l'aspect fragile, peut faire des choses qu'il estimait impensables, comme tuer. A l'instar de Katniss, l'héroïne célèbre de la série Hunger Games, Pressia est d'une force intérieure hors du commun. Elle arrive à surmonter l'insoutenable et finit par rester loyale à ses amis.

    Bradwell ne cesse de nous lancer un avertissement savamment caché derrière ses séances de remémoration de l'Avant. C'est un peu comme si on nous disait "Attention ! Vous pourriez bien un jour regretter tout ce que vous avez aujourd'hui. Il suffit de pas grand-chose pour que votre monde bascule."
    Notre monde est toujours sous tension, une guerre est toujours susceptible d'éclater à l'improviste sous n'importe quel prétexte. La bombe atomique est une réalité. Si on n'y prête pas garde, un jour, les Détonations décrites dans ce roman pourraient devenir elles aussi réalité. L'auteure s'est d'ailleurs inspirée de faits réels pour écrire ce livre. Elle s'est longuement documentée sur Hiroshima et les conséquences qu'une explosion nucléaire a pu avoir sur les populations. Julianna Baggott a réussi à la perfection ce travail de retranscription des horreurs que peut provoquer une guerre nucléaire en y ajoutant sa petite touche personnelle. Cet ancrage dans la réalité, dans des faits passés qui seraient susceptibles de se reproduire, ajoute au côté terrifiant de ce récit.


    J'ai vraiment apprécié le style de l'auteure qui arrive à nous décrire une vision post-apocalyptique et toutes les horreurs qui l'accompagnent tout en conservant une certaine beauté, une certaine poésie. On a un peu l'impression de regarder des clichés de guerre dont l'aspect insoutenable est  légèrement adouci par la forme. Mais attention, l'ensemble donne tout de même un récit dur, sombre, à l'atmosphère suffocante.
    Certains regretteront peut-être le choix du point de vue narratif (troisième personne omnisciente) sous prétexte qu'il est difficile de s'identifier à l'un des personnages car on ne baigne pas directement dans ses sentiments profonds. Personnellement, je n'ai aucun reproche à faire quant à ce choix. Je trouve que le fait d'avoir une vue d'ensemble en tant qu'observateur omniscient suffit à se plonger véritablement dans l'atmosphère et à s'attacher non pas à un personnage mais à la quasi totalité d'entre-eux. Pas besoin qu'on nous décrive avec précision les sentiments ressentis par chaque personnage : on les devine facilement grâce au contexte.
    Un autre petit détail que j'ai aussi bien aimé : la longueur des chapitres et l'alternance des points de vue. Beaucoup de chapitres courts qui permettent d'avancer dans notre lecture même si on n'a que cinq minutes devant soi (j'ai horreur de devoir interrompre ma lecture en plein milieu d'un chapitre). Chaque chapitre est écrit du point de vue de l'un des personnages, ce qui rythme le roman de manière cinématographique. Pas étonnant qu'une adaptation soit déjà prévue pour le grand écran !


    En conclusion : 
    Un roman qui a atterri un jour par surprise dans ma boîte aux lettres et que je conseille aux plus de 15 ans qui aiment lire de la dystopie non-édulcorée. Une histoire de complot et de fin du monde vraiment prenante et bouleversante. Des personnages attachants et hauts en couleurs. Un thème fort mis en scène avec beaucoup d'imagination. Une forte envie de dire "Vite ! La suite !"...

    Bref. Pure a été une vraie lecture coup de coeur pour moi.


    Un grand merci aux  éditions J'ai Lu   et à l'auteure Julianna Baggott pour m'avoir permis de le découvrir.


    dimanche 11 mars 2012

    Mon avis sur "Les écriveurs, tome 1 : La cité lumineuse" de Frédéric Mars

    351 pages
    Editeur : Editions Baam !
    Dates de parution : janvier 2012
    Origine : France
    Version originale
    ISBN :   9782290022184
    Prix : 14,95€

    Voici mon avis concernant "Les écriveurs, tome 1 : La cité lumineuse" de Frédéric Mars.

    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Franchement ? Je la trouve superbe ! Une couverture qui attire immanquablement les regards, en particulier ceux des ados et des jeunes adultes. Un drôle de symbole gravé dans la pierre comme une loi éternelle et immuable. Avec ses airs de "porte des étoiles" et les effets lumineux qui l'entourent, il exprime le merveilleux, le fantastique, le rêve... Il dégage aussi une impression de toute puissance. Lorsque j'ai vu ce symbole, je me suis dit : "On dirait un W...W comme Writer (écrivain ou plutôt "écriveur" dans notre contexte)". Après lecture du roman, j'ai eu un léger doute : et si pour en finir il s'agissait d'un "M" à l'envers ? Et me voici plongée en plein mystère ! Qu'est-ce qui a bien pu me faire dévier de ma première idée ? Disons que ce symbole semble revêtir une grande importance dans l'histoire qui nous est contée mais la clé du mystère ne nous est pas dévoilée dans ce premier volet. ;-)


    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ce cadeau ou cette place d'honneur qui vous semblaient destinés ont atterri dans les mains d'un autre que vous ? Pourquoi des obstacles de dernière minute se dressaient sur votre route alors que rien ne semblait s'opposer à votre succès ? Pourquoi le bus que vous deviez prendre partait sans vous, à quelques secondes près ?

    Vous invoquez le sort, la malchance, la fatalité ?
    Vous pensez que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien ?

    Mais bientôt, dans quelques instant, VOUS SAUREZ.
    Ma vie et la vôtre, que vous le vouliez ou non, sont dorénavant liées à jamais...

    Pourquoi ça ?

    Oh, c'est très simple. Ça se résume même en une phrase : 
    Votre vie, c'est moi qui l'écris !"


    Voici la bande-annonce du roman :



     Le résumé et la bande-annonce vous ont plu ?
    Vous pouvez vous ouvrir encore plus l'appétit en découvrant le premier chapitre ici si vous le souhaitez. ;-)


    Parlons un peu des personnages.
    Comment ne pas s'attacher à Lara Scott, l'héroïne de cette histoire fabuleuse ?
    D'autant plus que, du haut de ses quinze printemps, c'est elle qui nous raconte ses aventures. Lara a un petit côté "Cendrillon" : elle a perdu sa mère alors qu'elle n'avait pas encore trois ans, son père a épousé une nouvelle femme et la jeune fille s'est vue gratifiée de deux demi-soeurs pas forcément très sympathiques envers elle. Mais un jour, le destin de la jeune Lara bascule. Elle découvre l'existence des "écriveurs" et, suite à sa "révélation", se retrouve propulsée parmi leurs rangs. Des existences vont lui être confiées : c'est elle qui sera désormais en charge d'écrire leurs vies.

    Pour la guider dans son apprentissage d'écriture de vies, le vénérable Arthémus Hartopp, membre du Conseil, la confie à William Oberthür, un jeune homme qui devient ainsi son Superviseur. C'est aux côtés de Will que Lara va découvrir tout ce qu'elle doit savoir sur le système : hiérarchie, règles à respecter, interdits à ne pas transgresser... et surtout, les pouvoirs qui lui sont attribués ! Des pouvoirs qui finissent par l'intéresser au plus haut niveau : elle espère arriver à connaître la vérité sur la mort de sa mère grâce à eux. Mais tout ne se révèle pas aussi simple... ;-)

    Je ne vous dirai rien de plus sur Lara mis à part qu'elle se révèle être entêtée, courageuse, curieuse à l'extrême et pas forcément respectueuse des règles qu'on lui impose.

    Beaucoup de mystère enveloppe certains autres personnages, à commencer par le père de Lara et les membres du Conseil. J'ai du mal à me faire une idée définitive sur eux : j'ai l'impression que certains d'entre-eux nous cachent quelque chose.

    Nous retrouvons aussi un grand méchant (il en faut toujours un dans ce genre d'histoire ! ;-) ) au nom que l'on ne prononce pas (Tiens, tiens, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?) et dont l'ombre plane comme une menace sur le monde des écriveurs et sur Lara Scott. Avec l'aide de complices (certains plus ou moins consentants.) il cherche à obtenir une information capitale et prépare sa vengeance envers ceux qui l'ont condamné à l'exil.


    Voilà pour les personnages.

    Mon avis concernant ce roman :
    J'avais eu l'occasion de dévorer un autre roman du même auteur, "Non-Stop", un thriller (dont vous trouverez la chronique sur mon blog) et c'est avec une impatience et un enthousiasme non feints que je me suis lancée à la découverte de cette histoire destinée à un public plus juvénile.

    J'attendais beaucoup de la part de l'auteur et je n'ai pas été déçue !

    Les ingrédients de "Non-Stop" qui avaient sonnés à mes yeux comme une recette exquise sont bien présents dans ce nouveau roman. L'auteur est un excellent cuisinier : une fois de plus, il nous offre un fabuleux cocktail de personnages attachants et inoubliables, du suspense à revendre, une intrigue addictive, ... Mais, comme si ça ne suffisait pas, il apporte cette fois une petite dose d'humour au mélange pour le rendre encore plus savoureux. J'ai encore été victime du syndrome "des pages qui tournent toutes seules". Une fois plongée dans la lecture de "Les écriveurs", j'ai eu un mal fou à m'arrêter. Nous sommes happés dans cet univers merveilleux et il est très difficile d'en sortir.
    Encore une page, encore un chapitre, pourquoi pas deux... et c'est avec frustration et grand renfort de grognements bestiaux que l'on arrive à la dernière page. "Quoi ?! Il va falloir attendre pour connaître la suite ?"

    J'ai été conquise par l'idée principale de la série : nos vies sont écrites par d'autres personnes. En tant qu'auteure, j'y vois une parfaite représentation de l'écriture d'un roman. L'écrivain crée et dirige la vie des personnages de son roman, copiant parfois sur les destins des héros dont il a lui-même lu les aventures. Mais, l'écrivain se rend vite compte que sa toute-puissance n'est qu'illusion : ses personnages finissent toujours par lui échapper. ;-)

    Ce premier tome a quelques points en commun avec les séries "Harry Potter" et "Tara Duncan". Concernant les similitudes : Harry reçoit une baguette et acquiert petit à petit ses pouvoirs / Lara reçoit un stylo accompagné d'une tablette et devra elle aussi gagner des pouvoirs de plus en plus importants au fil de son apprentissage. Ils se retrouvent tous les deux la cible d'un odieux personnage auquel ils se retrouvent très vite confrontés. Dans les deux cas, le personnage malfaisant a été banni, cherche à se venger et surtout, possède un nom qu'il ne faut pas prononcer. Arthémus Hartopp n'est pas sans rappeler le Dumbledore de Harry Potter ou le Maître Chem de Tara Duncan.

    J'ai aussi ressenti une petite similitude avec le "cycle des Dieux" de Bernard Werber dans lequel des "élèves-Dieux" s'amusent à régir les vies des peuples qui leur ont été confiés.

    Coïncidences ou véritables influences ? Seul l'auteur pourrait nous le dire. ;-)

    Mais ce n'est pas parce que ce roman nous fait penser à un patchwork d'autres romans qu'il n'en est pas unique ! L'univers que nous décrit Frédéric Mars est tout à fait original. C'est un monde isolé situé sur une petite île rendue invisible grâce au brouillard qui l'entoure continuellement. Un monde composé de plusieurs niveaux et de nombreux passages permettant de se transporter en quelques secondes dans le monde entier. Un monde en perpétuelle mutation...

    En tant que fan inconditionnelle de la série de jeux vidéos "Tomb Raider", je n'ai pu qu'apprécier les allusions à Lara Croft distillées ça et là dans le récit. ;-)

    Le style de l'auteur est fidèle à lui-même : simple, efficace, entraînant, frais...


    En conclusion :  
    Une fois de plus Frédéric Mars  nous livre un excellent roman difficile à lâcher tant il est prenant. Ce premier tome pose les bases d'une histoire qui nous promet d'être passionnante.Vivement le tome 2 ! La sortie est apparemment prévue pour le courant de l'année.

    Bref, un véritable coup de coeur  pour ce roman que je vous invite à découvrir sans tarder. Il ravira aussi bien les jeunes que les plus vieux. Une série à ne pas rater !

    Un grand merci à l'auteur, Frédéric Mars et aux  éditions Baam ! pour m'avoir proposé de découvrir le premier tome de cette série très prometteuse.

    Juste un dernier mot : si les écriveurs existent vraiment, je souhaiterais remercier le mien pour avoir empêché mon premier roman d'être publié comme il devait l'être. Il a eu cent fois raisons : mon manuscrit méritait d'être amélioré avant de tomber entre les mains des lecteurs. S'il pouvait me donner un petit coup de main pour trouver un nouvel éditeur une fois que j'en aurai terminé avec la réécriture, j'apprécierais beaucoup. ;-)

    jeudi 23 février 2012

    Mon avis sur : "Les Mange-Rêve, tome 5 : le miroir du rat" de J-L. Le Pogam


    Tome 5 : Le miroir du rat
    311 pages
    Editeur : Palémon éditions
    Dates de parution : 1er trimestre 2011
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 978-2-916-24821-9

    Voici mon avis concernant le tome 5 de la série "Les Mange-Rêve" de Jean-Luc Le Pogam.


    Jetons tout d'abord à la couverture.
    Une couverture sombre qui illustre bien la tourmente à laquelle se trouveront confrontés les jeunes héros de la saga dans ce 5ème tome. Un homme, peut-être pas si âgé qu'il n'y paraît assis seul derrière une grande baie vitrée qui semble le protéger de la tempête qui gronde au-dehors. A moins que cette immense vitre ne soit le mur d'une prison de solitude ? Cet homme que j'identifierais comme étant le jeune Iwan (voilà pourquoi je vous disais juste au-dessus qu'il ne faisait pas forcément son âge) se retrouve face à un avenir noir. Pourtant, il ne semble pas l'accepter : sa tête semble ne pas vouloir se tourner vers ce futur désespérant, ses yeux ne veulent pas voir la noirceur des jours futurs qu'on essaie de lui imposer. Cet orage violent peut facilement être assimilé à Bogdich et sa dictature. La mince paroi de verre symbolise la résistance. Mais est-elle assez solide pour tenir bon face à la tempête qui s'abat contre elle ?
    Un autre symbole : sa casquette verte ! Vert, couleur de l'espérance. Mais la teinte camouflage exprime aussi le combat, la guerre. Tout nous laisse à penser que malgré sa peur d'affronter son destin, il est prêt à se battre, à lutter et, même si les chances de l'emporter sont minimes, il garde espoir. Il n'abandonnera pas. Il fera tout pour sauver sa liberté, son droit au rêve et à la Vie.
    Cette couverture n'est pas ma préférée mais je trouve qu'elle colle parfaitement à l'ambiance de ce cinquième volet.


    Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :

    "Taÿfa aura sans aucun doute été la rencontre qui a tout fait basculer pour Iwan, Thibault et Mélanie.
    Taÿfa, citadelle aux mille couleurs de peau, aux accents sans frontières. Taÿfa, l'adolescente, dernier bastion de cette liberté à sauvegarder à tout prix.
    Taÿfa la rebelle qui détient et dévoile les vérités cachées, fédère la jeunesse, crée ses propres systèmes de communication pour échapper à la censure.
    Mais Taÿfa sous haute surveillance et objet de toutes les convoitises car elle a fait chanceler le pouvoir du tyrannique Président Bogdich en s'attaquant à Tombmor, l'une des places fortes de son régime.
    C'est donc entre ses murs que garçons et filles de tous horizons se retrouvent pour organiser la Résistance, fiers d'avoir pu prouver que l'envie de liberté peut faire au moins vaciller ses plus farouches opposants.
    Mais c'est aussi entre ses murs que la rouille ronge doucement les mémoires endolories de jeunes qui n'avaient pas un instant pensé aux traumatismes que peuvent causer pareils événements.
    Jamais cependant nos trois héros, qui ont perdu leur âge, ne laisseront s'éteindre la flamme de l'espoir, fut-elle l'ultime lueur de vie d'une chandelle à l'agonie...
    "


    Présentation de l'éditeur :

    " Le miroir du rat est le cinquième volume des Mange-Rêve. Charnière entre deux cycles, l’ouvrage met en évidence les traumatismes causés par les événements vécus par les héros. L’auteur, par cette prise de recul, fait peser sur l’ouvrage et ses antagonistes le poids de la réflexion. Il accentue encore ce repli sur soi-même en enfermant les adolescents dans l’univers carcéral qu’ils ont eux-mêmes choisi car il est également leur refuge face au monde extérieur où les dangers qui rôdent sont plus voraces encore. Le rythme du récit s’est nettement infléchi forçant le plus souvent l’action à laisser place à l’introspection.
    Mais là encore subsiste le doute sur la fragile limite entre la Résistance et le terrorisme vers lequel certains autres seraient tenter de basculer. La seule chose dont l’auteur semble convaincu, et c’est là le message qu’il délivre, c’est qu’exister est déjà résister."


    Parlons un peu des personnages.
    Nous retrouvons les personnages des 4 premiers volets (exception faite de quelques uns ;-) ).

    Cette suite met toujours en scène le trio Mélanie / Iwan / Thibault. Mais les trois enfants du premier cycle des Mange-Rêve ont "grandi". Les événements tragiques qu'ils ont vécus les ont poussés à changer. Ils sont bien décidés à lutter de toutes leurs forces contre le Président Bogdich et sa foutue dictature ! 

    Dans ce cinquième volet, la poche de résistance de Taÿfa se retrouve sur le devant de la scène. Les adolescents rebelles dont Mélanie, Iwan et Thibault ont fait la connaissance dans le cycle précédent ont pris le trio sous leur aile. Ensemble, ils se battront pour se débarrasser de Bogdich et ses Mangeurs de rêves. Ensemble ils se battront pour retrouver leur liberté.

    Mon avis concernant ce roman :
    Ce volume initiant le deuxième cycle de la saga, l'auteur a eu la bonne idée de commencer par nous faire un petit résumé des événements du premier cycle. Une attention qui peut plaire aux lecteurs qui auraient pu perdre un peu le fil de l'histoire en attendant la sortie de ce tome mais qui peut aussi permettre à ceux qui n'ont pas lu le premier cycle de ne pas se sentir trop perdus (Bien qu'il serait dommage de ne pas lire les quatre premiers tomes ! J'en recommande chaudement la lecture. Ne pas lire les premiers volumes reviendrait vraiment à passer à côté de quelque chose. ;-))

    Dans ce cinquième tome, nous retrouvons de l'action mais aussi de longs moments d'introspection. L'auteur pousse les personnages à s'interroger, à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Leur manière de s'y prendre est-elle vraiment la bonne ? Le Président Bogdich n'aurait-il pas un peu raison de les faire passer aux yeux du monde pour des terroristes ? Ont-ils une chance de gagner ? Leur destin est-il déjà scellé ? Sont-ils tous condamnés ? Doivent-ils continuer de lutter ? ...


    J'ai trouvé que le ton de ce volume était moins "léger" que dans le cycle 1 : on sent que le trio Mélanie / Iwan / Thibault a gagné en maturité. Les événements passés les ont obligés à sortir de l'enfance plus vite que la normale. Les épreuves traversées, les tragédies vécues, les ont fait mûrir, leur faisant presque oublier leurs rêves. Ils ne sont plus de simples enfants, ils sont devenus des hommes, des rebelles. Ils ont perdu leur innocence.
    Iwan se retrouve confronté à "ses démons". Il s'enferme dans sa solitude. Il commence à douter, à désespérer. Il souffre de l'intérieur. Nous découvrons non plus un enfant mais un homme tourmenté.

    La bonne humeur omniprésente de Thibault dans les 4 premiers volets s'étiole peu à peu.
    Même Mélanie a changé : elle a soif de vengeance et est prête à ne faire aucun quartier.

    Ce tome 5 est le théâtre d'une guerre active entre Taÿfa et le pouvoir de Bogdich. Nous nous retrouvons sur le front, en première ligne aux côtés des jeunes rebelles.

    Un petit regret : même si le style de l'auteur est toujours aussi fluide et agréable à lire que dans les précédents volets, je n'ai pas retrouvé la clarté du premier cycle en ce qui concerne l'emploi du présent et du passé. J'ai été, par moment, un peu perdue, ne sachant pas trop s'il s'agissait d'une scène se déroulant en direct, d'un souvenir ou d'un rêve.

    Mais une fois encore, l'histoire nous happe, nous tient en haleine, jusqu'à la dernière page. Dernière page qui ne laisse planer aucun doute : tout est loin d'être terminé !
    En refermant l'ouvrage, nous n'avons qu'une seule envie : pouvoir lire le tome 6 pour enfin connaître le fin mot de l'histoire. Dénouement heureux ou malheureux ? Seule la lecture de "la révolte des chiens", le fameux tome 6 devant paraître cette année,  pourra nous le dire. A moins que l'auteur ne nous fasse le coup d'écrire un tome 7 ? ;-)

    En conclusion :  
    Encore une fois j'ai pris un réel plaisir à suivre les jeunes héros de cette histoire qui nous amène à nous interroger sur nos libertés. Et si, sans que l'on s'en rende compte, les dirigeants de ce monde cherchaient à nous priver de nos libertés ? Liberté de rêver, liberté de s'exprimer, liberté de créer... liberté de vivre.

    Mon avis reste le même que pour le premier cycle de cette saga : à lire absolument !


    Un grand merci aux chroniques de Madoka, à l'auteur, Jean-Luc Le Pogam et à Palémon éditions pour m'avoir permis de découvrir cette excellente série suite à un concours.

    dimanche 22 janvier 2012

    Mon avis sur : le premier cycle de "Les Mange-Rêve" de J-L. Le Pogam


    Tome 1 : Le Grand dérèglement
    251 pages
    Editeur : Palémon éditions
    Dates de parution : 1er trimestre 2008
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 9782907572903




    Tome 2 : La route du Nord
    316 pages
    Editeur : Palémon éditions

    Dates de parution : 3ème trimestre 2008
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 9782907572972




    Tome 3 : Tombmor 1
    284 pages
    Editeur : Palémon éditions

    Dates de parution : 1er trimestre 2010
    Origine : France
    Version originale
    ISBN :  9782916248097




    Tome 4 : Tombmor 2
    281 pages
    Editeur : Palémon éditions

    Dates de parution : 1er trimestre 2010
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 9782916248103

    Voici mon avis concernant le 1er cycle de la série "Les Mange-Rêve" de Jean-Luc Le Pogam.
    Petite précision : j'ai décidé de regrouper les quatre volumes du premier cycle de la série dans une même chronique car on ne peut pas se contenter de lire un seul tome. L'histoire s'étale sur les quatre tomes, chaque volume se terminant par un cliffhanger qui nous donne envie de vite connaître la suite. Je vous conseille donc vivement d'avoir à portée de main les quatre tomes pour ne pas être frustrés par l'attente de votre prochaine visite chez le libraire. ;-)

    Jetons tout d'abord aux couvertures des quatre tomes.
    Les couvertures de chacun des volumes constituant la série ont une belle uniformité au niveau des polices utilisées pour les titres et nom d'auteur mais aussi au niveau des couleurs. De plus, le choix des niveaux de gris et du blanc reflète parfaitement l'environnement dans lequel se déroule "les Mange-Rêve" : un monde gelé, glacé, enneigé.
    Ma préférence va sans aucune hésitation à l'illustration du tome 4 "Tombmor 2" : passé entre les mains d'Annie Fournier le Mont Saint Michel a un côté lugubre tout en conservant sa beauté originelle. J'imagine bien cette illustration être potentiellement déclinée en poster. ;-)

    Présentation de la série par l'éditeur :
    "À partir de 12 ans

    2024. Les ordinateurs des gouvernants ont cerclé l'Europe d'un mur électromagnétique infranchissable, y programmant des hivers de neuf mois, flanqués de températures à -50 °. Dessinateurs, peintres, musiciens, danseurs, écrivains ou photographes... Tous sont pourchassés par les Mange-Rêve car leur métier d'artiste est désormais interdit."


    Voici les résumés figurant au dos des différents tomes :


    * Tome 1, "Le grand dérèglement" : 
    "Iwan et Thibault sont amis depuis la maternelle.
    Pour les deux garçons et leur copine Mélanie, début septembre rime depuis toujours avec rentrée. Sauf que cette fois, elle a lieu au collège.
    Alors, quoi de plus banal que le petit coup de stress d'une rentrée de septembre à la veille des premiers grands froids ?
    Rien, si ce n'est qu'un soir, fuyant un cours de guitare qui a tourné au drame, Iwan et Thibault se réfugient chez eux mais doivent se rendre à l'évidence : leurs parents ont disparu !


    C'est avec la complicité d'Yvon et Jack, deux grands-pères qui ont oublié de vieillir, que le trio se lance sur des cataskis bourrés d'électronique à la poursuite du train qui emmène ses prisonniers vers le nord.
    Tous les cinq découvrent rapidement qu'ils sont la proie des Mange-Rêve qui les ont pris en chasse dès la première heure de l'expédition..."



    * Tome 2, "La route du Nord" : 
    "Deux cataskis géants ! Voilà ce que Torg, Nag et leurs hommes ont vu surgir du bunker aux aurores. Deux vaisseaux des glaces que les Mange-Rêve prennent immédiatement en chasse sans même avoir la moindre idée de la destination des fuyards. Où qu’il ait choisi de se rendre, ce convoi qui file  vers le nord ne devra jamais atteindre le but de son voyage.
    A bord du Seagull et du Bugale Ar Mor maintenant engagés sur la faille ouest, Iwan, Thibault et Mélanie, conscients de la cible qu’ils représentent pour les Mangeurs, poussent avec Yvon et Jack les machines au maximum de leur puissance, à la limite de la rupture.
    Mais, avec un thermomètre à -50°, des aubes blanches, des tempêtes de neige et la pression de poursuivants en motos-neige, la vie se fait au fil des jours de plus en plus difficile… Surtout quand la malchance se met de la partie !
    En effet, les membres de l’expédition comprennent à leurs dépends que, même lorsque l’on prévoit tout dans les moindres détails, on ne peut envisager l’imprévisible.
    Les amitiés les plus solides se retrouvent dès lors malmenées et la route jusqu’à Tombmor bien plus longue encore…
    "


    * Tomes 3 et 4, "Tombmor 1" + "Tombmor 2" : 
    "Alors que l'on ne sait toujours pas si Jack se remettra ou non de sa chute par-dessus bord, les conditions climatiques, politiques et sociales ne cessent de se dégrader dans cette Europe carcérale.
    C'est au cœur du voyage qu'une série d'événements majeurs vient percuter de front Iwan, Thibault et Mélanie à bord du Seagull. Mais les rencontres, bonnes ou mauvaises, et les longs retours sur soi ne sont-ils pas le meilleur moyen de comprendre les rouages des mécaniques les plus effrayantes ? Ne permettent-ils pas ensuite de les aborder avec plus de force et de conviction ?
    Si, assurément. C'est la raison pour laquelle les trois préadolescents quittent définitivement cette enveloppe de l'enfance jusque-là guidée par la naïveté pour entrer de plein fouet dans un autre monde, celui de l'adolescence, qu'ils vont devoir blinder car tous les clignotants sont au rouge lorsque l'expédition parvient enfin à Tombmor..."
     

    "Nouvelles technologies, rebondissements  incessants, rendez-vous avec l'Histoire, la Résistance, l'actualité ; le voyage, la voile, la Liberté ; réflexion sur l'amitié, les rapports inter générationnels et familiaux, le dérèglement climatique et ses conséquences, les alternatives écologiques et économiques envisageables, la vigilance, l'angoisse, la rigolade et l'imaginaire...
    Voilà les ingrédients de cette expédition au cœur d'une Europe et plus particulièrement d'une Bretagne en glaciation, au cœur d'un ouvrage au triple codage de lecture à la fois pour les jeunes et les adultes de tous âges.

    Parlons un peu des personnages.
    Les personnages sont vraiment attachants, qu'il s'agisse du trio Iwan-Mélanie-Thibault (auquel les jeunes s'identifieront sans aucune difficulté) ou du duo Yvon-Jack.

    J'ai d'ailleurs une tendresse toute particulière pour Yvon, le grand-père d'Iwan, qui, loin d'être un retraité fatigué se lance corps et âme dans une expédition de sauvetage en usant de son expérience en tant qu'ancien membre du GIAT (Groupe d'Intervention Anti-Terroriste). Son dynamisme, sa maîtrise de la situation, son intelligence (son surnom n'est autre que "Fox" et quoi de plus représentatif qu'un renard pour désigner une personne rusée) son dévouement et surtout sa relation avec son petit-fils m'ont vraiment conquise.

    Bien entendu, Mélanie, Thibault et Jack m'ont eux-aussi plu.

    Mélanie, est une jeune fille courageuse qui n'a pas la langue dans sa poche et est dotée d'un sacré caractère. Elle entretient une relation privilégiée avec Iwan.

    Thibault, c'est un peu le comique de la bande. Il pète parfois les plombs pour notre plus grand plaisir, relâchant un peu la pression. Mais Thibault, c'est avant tout le meilleur ami d'Iwan. Ensemble ils vivront des moments très difficiles, allant même jusqu'à frôler la mort. Thibault, c'est aussi un "ventre sur pattes" qui pense très souvent à son estomac.

    Jack, le grand complice d'Yvon est lui aussi un sacré gaillard : courage, force et expérience du terrain font de lui un homme remarquable. Son amitié avec Yvon est incassable. Lorsqu'ils sont ensemble, il leur arrive de se chamailler comme des gamins, nous montrant ainsi que malgré leur âge ils ont conservé une part d'enfant en eux. Ce qui est amusant c'est que, Yvon et Jack entretiennent un peu la même relation que Thibault et Iwan.

    Une dernière petite remarque concernant Iwan et Yvon : leur nom de famille Malaterre reflète leurs talents pour la navigation. Je ne sais pas si l'auteur l'a fait consciemment (je suis presque sûre que oui) mais Malaterre fait tout de suite penser à "mal à terre" qui signifie que ces personnes ne sont bien que sur la mer, comme les vrais marins. Leur fuite en Cataski (un catamaran modifié pour "naviguer" sur la glace et la neige) viendrait d'ailleurs confirmer mes soupçons. ;-)

    Bien entendu, il n'y a pas que des "gentils" dans cette histoire. (Nous ne sommes pas au pays des Bisounours !) Parmi les "méchants" de l'histoire nous retrouvons le président Bogdich qui est à l'origine du "grand dérèglement" climatique européen, des brigades Mange-Rêve (les BMR), de la forteresse Tombmor, de l'élimination de tout ce qui peut procurer du plaisir et du rêve aux populations, de la déportation de tous les artistes (dessinateurs, peintres, musiciens, danseurs, écrivains photographes...)...

    La petite troupe rencontrera aussi des alliés : de jeunes résistants regroupés dans une ville de l'espoir. L'intrigue du second cycle tournera d'ailleurs autour de cette poche de résistance que nous découvrons à la fin du premier cycle.

    Mon avis concernant ce premier cycle :
    J'ai vraiment été bluffée par cette série ! Je ne m'attendais pas à ce que l'histoire soit aussi prenante, les personnages aussi attachants et les messages aussi nombreux.

    Ces romans ont en effet différents niveaux de lecture. Ils nous racontent tout d'abord une histoire (surprenant, n'est-ce pas ? ^^) mais si l'on y regarde de plus près, nous pouvons y retrouver des similitudes avec des faits actuels ou passés. Je me souviens avoir tout de suite pensé aux rafles dans les ghettos et aux camps de concentration de la seconde guerre mondiale en lisant le tome 1 des Mange-Rêve. L'auteur nous y montre aussi l'importance de la résistance, de la solidarité, de l'amitié, du courage, de l'espoir... mais aussi et surtout de la jeunesse.

    Au fil des tomes nous prenons conscience de l'importance des jeunes générations : ce sont elles qui peuvent tout changer ! Elles seules peuvent réussir à résister et à lutter contre les privations de liberté qu'un régime totalitaire tente d'imposer. Elles seules peuvent empêcher les erreurs du passé de se reproduire. Ce sont elles qui ont le pouvoir de tout faire basculer. Elles ont les capacités de se révolter et de ne pas se laisser dominer comme leurs parents.

    Dans ce roman, on apprend aussi beaucoup de choses concernant la navigation, le tout étant expliqué de manière très simple et intéressante.

    L'histoire nous emporte comme un bateau sur l'océan. Les événements s'enchaînent à un train d'enfer comme si nous étions pris en pleine tempête puis, quelques moments de calme (relatif) nous laissent le temps de souffler un peu sans pour autant nous autoriser à relâcher notre vigilance. Une mer d'huile est si vite arrivée !

    L'intrigue est parsemée de "rochers" qui provoquent des rebondissements à répétition. Nos héros frôlent à plusieurs reprises la catastrophe et la mort... ces dernières arriveront d'ailleurs partiellement à leurs fins.

    La fin de ce premier cycle ne se passe pas tout à fait comme on l'aurait imaginée. J'ai presque eu envie d'étrangler l'auteur en découvrant la fin qu'il avait réservée à ce cycle. Mais, après m'être remise de mes émotions et après avoir un peu réfléchi, je me suis dit que cette fin n'était pas si mauvaise en soi. Elle ouvrait la porte au deuxième cycle et nous laissait encore de l'espoir. C'est après avoir réalisé ceci que je me suis lancée dans la lecture du tome 5 de la série (le 1er volume du 2ème cycle) intitulé "le miroir du rat" dont je vous parlerai dans une autre chronique.

    La plume de Jean-Luc Le Pogam est fluide, dynamique. La narration à la première personne et au présent nous permet de nous fondre parfaitement dans l'histoire. J'ai beaucoup apprécié aussi la technique employée pour nous permettre d'identifier les moments de rêve ou de flashback : ils sont tous écrits au passé ce qui nous permet de ne pas nous perdre. Lorsque j'ai commencé la lecture du tome 1, n'ayant pas encore compris ce principe, j'ai été un peu surprise de passer d'un premier chapitre écrit au passé à un chapitre au présent. Mais très vite le déclic s'est fait. Ce premier chapitre n'était en fait qu'un rêve (prémonitoire ?).


    En conclusion :  
    Une série vraiment excellente que je conseille vivement aux lecteurs de 12 à plus de 99 ans.

    Il m'a d'ailleurs été donné de voir à quel point cette série était une lecture familiale : combien de fois ai-je lu que des membres d'une famille se "battaient" presque pour pouvoir lire le prochain tome ? Chez beaucoup, les romans avaient été achetés pour les enfants (pas forcément fans de lecture) qui avaient donné envie à leurs parents de découvrir cette série qui les avait tellement enthousiasmés et les avait rendus avides de lecture.

    Un petit conseil : si vous ne vivez pas seul, que vous avez des enfants, un conjoint... mettez en place un système de rotation des ouvrages avant de les apporter dans votre foyer afin d'éviter des querelles. ;-)


    Un grand merci aux chroniques de Madoka, à l'auteur, Jean-Luc Le Pogam et à Palémon éditions pour m'avoir permis de découvrir cette excellente série suite à un concours.

    mercredi 7 décembre 2011

    Mon avis sur "Le choix d'une vie, tome 2 : rattrapés par le passé" d'Astrid Lafleur


    256 pages
    Editeur : Rebelle éditions
    Dates de parution : octobre 2011
    Origine : France
    Version originale
    ISBN : 978-2-36538-001-0

    Voici mon avis concernant "Le choix d'une vie, Tome 2 : rattrapés par le passé" d'Astrid Lafleur.


    Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
    Personnellement, j'ai un peu de mal avec l'illustration de ce roman. Je peine un peu à reconnaître les personnages que l'illustrateur a mis en avant. Sont-ce Drake et Kay ? Kay et Meven ? Je pencherais pour Drake et Kay : le regard sadique du personnage masculin colle bien plus à Drake qu'à Meven.

    Mis à part ce détail, je trouve que cette nouvelle version de couverture ("Le choix d'une vie" ayant déjà été publié ailleurs, arborant une couverture au graphisme plus minimaliste, avant de subir une petite mise en beauté de la part de son nouvel éditeur, Rebelle Editions.) attire plus l'oeil que l'ancienne.

    Il y a une chose que j'adore en ce qui concerne l'extérieur de ce livre, c'est sa tranche : l'éditeur a su trouver une présentation propre, claire, esthétique et unitaire pour chacune de ses parutions. Vraiment, ça donne envie de collectionner tous les titres de cette maison d'édition. ;-)

    Voici le résumé figurant au dos du roman :
    "Drake est de retour et n'a qu'un seul but : récupérer celle qu'il a transformée...

    Kay, Meven et leurs amis vont connaître les pires évènements de leur existence. Assassinat, kidnapping...
    Leurs nerfs seront mis à rude épreuve.

    Comment tout cela va-t-il se terminer ? Le bien aura-t-il le dessus ? Rien n'est moins sûr..."



    Parlons un peu des personnages.
    Beaucoup de vampires dans ce roman, ce qui est tout à fait normal : cet ouvrage appartient à la collection "lune de sang" de l'éditeur, collection réservée uniquement aux vampires, loups-garous et autres démons en tous genres.

    Les personnages principaux fonctionnent par couples : je ne vous citerai que le couple Kay et Nicola qui était déjà formé dans le tome 1 à ce que j'ai pu lire dans les chroniques de lecteurs ayant lu ce premier volet, afin de ne pas vous dévoiler des morceaux d'intrigue.

    Mes personnages préférés, ceux qui m'ont le plus marquée, sont Kay, Meven et Drake.

    Et oui ! Drake, le gros méchant de l'histoire, m'a bien plu. Même si son comportement et ses motivations sont parfois un peu difficiles à comprendre, il est un personnage incontournable. Je regrette seulement qu'il n'ait pas fait preuve de plus de témérité : mais, après tout, c'est le chef et c'est bien connu que les chefs envoient les autres faire le sale boulot. ;-)

    Kay, jeune femme mi-vampire, mi sorcière, est le deuxième personnage principal de cette histoire. Toute l'intrigue tourne autour d'elle. Elle est "l'objet" tant convoité par le méchant Drake. Tout au long de ce roman, Drake cherchera à la récupérer, par tous les moyens.

    Le troisième personnage que j'ai beaucoup apprécié se nomme Meven. Fidèle ami vampire de Kay, il apporte une petite touche d'humour au récit. J'ai particulièrement aimé les chapitres où il se trouve être le narrateur.

    Bien sûr, d'autres personnages sont présents pour épauler Kay ou pour la livrer à Drake : Nicola (chasseur de vampire et petit-ami de Kay.), des loups-garous, une sorcière, des humains...

    Mon avis concernant ce roman :
    Lorsque j'ai appris que j'avais été sélectionnée pour lire ce roman en partenariat, j'étais à deux doigts de contacter Karine, l'administratrice du forum Club de lecture pour lui conseiller de l'attribuer à la lectrice sélectionnée pour lire le tome 1. Et oui ! Je n'avais pas lu le tome 1 et je craignais de ne rien comprendre à l'histoire racontée dans ce deuxième volet qui est la suite directe du premier volume. Après avoir lu les premiers chapitres, mis à disposition par l'auteure sur son blog, j'ai tout de même décidé de tenter cette lecture. Et je ne le regrette pas ! Ce tome 2 est accessible même si l'on n'a pas lu le tome 1 : l'auteure, Astrid Lafleur, nous fait un petit rappel dans les premiers chapitres pour nous aider à comprendre qui sont les protagonistes de l'histoire et mieux pénétrer dans leur univers. Je n'ai donc pas été perdue comme cela avait été le cas avec d'autres trilogies.

    L'histoire est plutôt originale. Par moments, on a l'impression que l'intrigue stagne un peu, que les personnages tournent un peu en rond, mais les nombreuses scènes d'action nous font vite oublier ces instants d'inaction.

    Le style de l'auteure est agréable, fluide, très accessible même pour des lecteurs adolescents. Ce titre est d'ailleurs classé en littérature Young Adults. On sent tout de même un peu d'hésitation dans la plume de l'auteure au début du livre, tout particulièrement dans certains dialogues qui m'ont parus un peu artificiels, pas très bien tournés. Mais, à mon grand soulagement, la plume de l'auteure a très vite gagné en assurance au fil des pages et les petits soucis de dialogues se sont estompés, nous laissant pleinement entrer dans l'histoire.

    J'ai trouvé plutôt intéressant le fait d'avoir plusieurs narrateurs : certains chapitres sont écrits du point de vue de Kay, d'autres du point de vue de Drake mais aussi de celui de Meven. Ce procédé, même s'il peut peut-être rendre plus difficile l'identification à un personnage pour certains lecteurs, permet de pénétrer dans les têtes des deux principaux protagonistes mais aussi dans celle de l'antagoniste.

    Il y a tout de même une petite chose qui m'a agacée (mais c'est très subjectif). Les petites histoires d'amour entre les personnages m'ont semblé un peu trop mielleuses, un peu trop "adolescentes". Mais justement, les lecteurs adolescents s'attacheront peut-être plus facilement à ces personnages qui ont certaines préoccupations en commun avec eux.

    Le Cliffhanger des dernières pages est un peu frustrant : on a vraiment envie de hurler "Je veux la suite !". On n'attend alors plus qu'une chose : pouvoir tenir entre nos mains le tome 3 pour enfin connaître le fin mot de l'histoire.

    En conclusion :  
    Un livre que j'ai bien apprécié. Il était très difficile de me satisfaire après la lecture de "Non-Stop" (dont vous retrouverez la chronique sur mon blog) mais "Le choix d'une vie, tome 2 : rattrapés par le passé" a tout de même réussi à ne pas me paraître fade. Ce qui signifie qu'il vaut le coup d'être lu. 

    Je me permets d'ailleurs de glisser un petit mot concernant l'éditeur Rebelle Editions : cette toute jeune maison d'édition propose de très bons romans. Je ne peux que vous conseiller la trilogie de "l'évangile des Damnés" d'Alick (dont j'ai déjà lu et chroniqué les deux premiers tomes) et "Anamorphose, invictus tenebrae" de Nathy (dont j'avais pu savourer l'une des versions en cours de révision). Les autres titres semblent eux aussi intéressants mais je ne peux pas me prononcer plus que ça, ne les ayant pas lus.


    Un grand merci à Karine du forum "club de lecture" , à l'auteure, Astrid Lafleur et à Rebelle éditions pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.