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lundi 11 juin 2012

Mon avis sur : "Vampires d'une nuit de printemps" de Lia Vilorë

248 pages
Editeur : Editions du petit caveau
Dates de parution :  15 mai 2012
Origine : France
Version originale
ISBN :   978-2-919550-04-3
Prix : 17,90€

Voici mon avis concernant "Vampires d'une nuit de printemps" de Lia Vilorë.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
J'aime beaucoup le coup de crayon de l'illustratrice, Rozenn Illiano.
Sur cette image, une jolie jeune femme à l'allure moderne de par sa coiffure et son maquillage. Sa tenue aux accents légèrement "clownesques" illustre parfaitement l'humour décalé de ce roman. La jeune femme, qui n'est autre que
Lía Fáil, l'héroïne, tient une fleur face à un micro de scène. Chose étrange, cette fleur est affublée d'un visage aux caractéristiques humaines et, comme si cela ne suffisait pas, elle chante ! Oui, elle chante. En jetant un coup d'oeil attentif à la jeune femme, on pourrait se dire qu'elle est en train de nous jouer un numéro de ventriloque. C'est presque ça. Mais notre héroïne est bien plus qu'une simple ventriloque. Je vous en reparle dans quelques instants. Commencez par vous imprégner de l'atmosphère particulière du roman en en découvrant le résumé. ;-)


Voici le résumé figurant au dos du roman :
 "Cher journal,
Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses ! 
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ? 
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !
***
Bourré de références cinématographiques, de traits d’humour et de rebondissements, l’auteur nous propose de suivre les pas de son héroïne, Lia Fáil, dans une enquête qui lui permet de vivre maintes péripéties. un récit moderne et original, teinté d’humour pour le moins mordant !"



Voici un extrait du roman :




Parlons un peu des personnages.
Tout d'abord, je tiens à vous présenter un peu plus en détails (Pas trop non plus ! Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découvrir par vous-mêmes.) Lía Fáil, l'héroïne. Ce roman est son histoire. L'histoire de sa deuxième vie. Non pas qu'elle soit le genre de personnage à mener une double vie ! En fait, on peut dire que Lía a vécu une nouvelle naissance. Elle aurait dû compter parmi les victimes d'un accident de bus mortel mais le destin en a décidé autrement. Un homme étrange enveloppé dans un long manteau noir lui a offert cette renaissance. Mais à un certain prix : il a fait d'elle un vampire. Lía a tendance à râler souvent (pour ne pas dire la plupart du temps !), a un caractère plutôt explosif et pas vraiment facile à vivre pour les autres et de surcroît, elle s'exprime avec un franc-parler qui peut prêter à rire ou choquer les lecteurs. Personnellement, je fais partie des lecteurs ayant apprécié cette liberté évidente d'expression et le caractère terrible de cette héroïne mais je pense que certaines personnes pourraient trouver la demoiselle agaçante, imbuvable, à claquer contre un mur. Tout est question de goût. Quoiqu'il en soit, cette jeune femme avec tous ses défauts est promise à une destinée hors-norme qui lui vaudra d'être la victime d'un affreux complot : son maître vampire sera assassiné et le coupable cherchera à lui faire porter le chapeau.
Oh ! J'allais oublier : comme chacun des vampires présents dans ce roman, Lía a hérité d'un pouvoir unique. Elle n'est pas une simple ventriloque comme on pouvait le penser en décryptant la couverture. Elle arrive véritablement à faire parler les objets : maison, pipe, épée... se mettent à jacasser comme des pies en sa présence. Un pouvoir qui paraîtra de prime abord farfelu et pas très utile mais qui s'avérera être d'une grande valeur au fil des événements.


Deux autres personnages dont je voudrais parler rapidement : Maximilian Orfhlaith et Amaël Ailill.

Le premier est le maître vampire qui a transformé notre héroïne en vampire. Je l'ai trouvé très charismatique. J'ai presque été déçue qu'il soit victime d'un assassinat. Car c'est de son meurtre que Lía est accusée. Le meurtre de celui qui lui a permis de revivre et d'accomplir sa destinée. Le maître vampire de chaque clan ("convent") est la seule figure à pouvoir engendrer d'autres vampires. Il est donc d'une importance capitale pour l'existence et la survie de ses disciples.


Amaël Ailill est un vampire d'origine écossaise. D'un courage exemplaire, d'une force hors-norme, d'une galanterie sans faille, d'un sang-froid impressionnant, ce solide gaillard a toutes les qualités d'un preux chevalier. Enfin, c'est l'image que j'en ai eu. C'est un gentleman certes, mais avec une pointe de machisme : il considère que les femmes ont besoin d'être protégées car elles sont faibles. Amaël appartient au convent lié à celui de l'héroïne. A chaque membre du convent Orfhlaith correspond un membre du convent Ailill de sexe opposé. Amaël est donc le partenaire destiné à Lía.
J'ai vraiment adoré ce chevalier-servant, incarnation de la force tranquille mais cachant bien plus sous sa carapace. C'est mon personnage coup de coeur de ce roman.

Bien sûr, ce roman est peuplé de bien d'autres personnages vampiriques que je vous laisserai découvrir. ;-) J'ai tenu, comme d'accoutumée, à ne vous parler que de ceux qui m'avaient le plus marquée.

Mon avis concernant ce roman :
Un roman qui m'a beaucoup fait rire et qui a su aussi me surprendre.

L'humour est omniprésent. C'est un humour assez "cru", souvent déjanté et complètement décalé ! Comme je le disais un peu plus haut, certains lecteurs auront peut-être du mal à apprécier pleinement la liberté totale d'expression et le langage de l'héroïne parfois fleuri et parsemé de quelques noms d'oiseaux. Mais attention ! Même si le ton est très relâché, il ne franchit jamais la frontière de la vulgarité gratuite. Je dirais plutôt que l'auteure a su nous livrer un personnage féminin haut en couleur et non conventionnel, à la limite de l'anti-héroïsme. Lía n'a rien d'une femme "sois belle et tais-toi". Elle a un tempérament de feu presque exagéré qui contraste délicieusement avec le caractère "force tranquille" de son compagnon Amaël. Si l'on creuse un peu sous la surface, on se rend compte que les personnages ont été travaillés malgré ce sentiment de stéréotype que l'on éprouve en faisant leur connaissance. Lía la femme au tempérament impétueux, la femme plus têtue qu'une ânesse, la femme au cynisme énervant, se révèle être aussi une femme pouvant faire preuve de sagesse et de fragilité. Il en est de même en ce qui concerne Amaël : la force tranquille, l'homme "bonne pâte", nous montre qu'il cache un véritable volcan sous la surface.


On pourrait scinder le roman en deux parties très facilement. La première partie nous fait entrer dans le nouveau monde de Lía. Nous pénétrons en même temps qu'elle dans cet univers vampirique à la mythologie originale. Certaines explications concernant les origines de ces vampires nous paraîtrons un peu compliquées à comprendre, mais les principales informations sont faciles à assimiler. L'auteure nous propose du vampire neuf, du vampire original, créé à partir d'un mélange de caractéristiques traditionnelles et de nouveautés. Parmi les particularités que j'ai trouvées intéressantes figure le fait que chaque vampire se voit affublé d'un pouvoir (qu'il ne choisit pas) unique.

Une fois notre intégration quasiment terminée au sein de cette communauté vampirique, nous nous trouvons face au tournant de l'histoire : le meurtre du maître vampire. A partir de ce moment-charnière, le récit va prendre une direction tout à fait différente et nous nous retrouvons projetés au sein d'un roman policier. Cette deuxième partie ravira les amateurs d'enquêtes.
Les preuves semblent indiquer le coupable dès les premières pages de cette deuxième partie ? Si vous pensez ainsi, sachez que vous venez de tomber droit dans le piège que nous tend l'auteure. Beaucoup de rebondissements, de fausses pistes, de suspense. L'auteure nous mène par le bout du nez... jusqu'à la dernière page ! Eh oui ! J'ai bien dit "jusqu'à la dernière page".

Mais j'avoue que ça a été un véritable plaisir de me faire mener en bateau de la sorte avec autant d'humour et de fraîcheur.


En conclusion : 
Une fois de plus un roman qui nous prouve que toutes les histoires mettant en scène des vampires ne se ressemblent pas. Un humour décalé, un roman pétillant à souhait qui sort des sentiers battus, une héroïne à la fois agaçante et attachante, une nouvelle mythologie vampirique, ... bref, un roman qui mérite largement qu'on y plante les crocs.
 

Un grand merci à l'auteure, Lia Vilorë et aux  éditions du petit caveau pour m'avoir permis de découvrir ce roman à l'occasion d'un partenariat via Ex-Tenebris.

jeudi 17 mai 2012

Mon avis sur : "Oxana" de Frédéric Livyns


147 pages
Editeur : Editions Sharon Kena
Date de parution : mars 2012
Origine : France
Version originale
ISBN : 978-2-36540-062-6
Prix : 11,82€

Par le vainqueur du "Prix Masterton 2012" dans la catégorie "Nouvelles". 

Voici mon avis concernant "Oxana" de Frédéric Livyns.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une couverture très sombre, plutôt inquiétante qui nous annonce une histoire tragique. Le regard du jeune garçon a plutôt tendance à me glacer le sang. Pour ajouter encore au côté angoissant de cette atmosphère étouffante, une silhouette de loup hurlant et quelques nuages, à la limite de la brume. Brrrr...
Même la police d'écriture choisie pour le titre et le nom de l'auteur a quelque chose d'étrange, de mystérieux.


Voici le résumé figurant au dos du recueil :
"Claudio est un jeune orphelin placé dans un institut en Espagne. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il rencontre une jeune fille mystérieuse nommée Oxana. L'attirance mutuelle qui les lie va se transformer en amour. Mais quel est le terrible secret que cache Oxana ? Elle entraîne Claudio à sa suite dans une quête tragique et effrayante pour fermer les portes donnant sur un autre monde, cruel et terrifiant. Un monde où les humains n'ont pas leur place."

Voici le trailer officiel du roman :



Parlons un peu des personnages.
Tout d'abord, il y a Claudio, jeune orphelin de 11 ans qui a été placé dans un orphelinat tenu par des soeurs en Espagne sous la deuxième guerre mondiale. Un jeune garçon intelligent, plutôt discret qui n'aime pas les embrouilles mais qui peut faire preuve de beaucoup de courage si la situation le nécessite. Claudio est le grand héros de ce roman. Il en est aussi le narrateur. J'ai beaucoup aimé ce personnage dès les premières pages. Je m'y suis vraiment attachée.

Ensuite, vient une jeune fille de 12 ans dont le titre de l'ouvrage emprunte le prénom : Oxana. Un personnage étrange sur lequel on s'interroge beaucoup dès le départ. C'est grâce à elle (ou à cause d'elle ?) que le jeune Claudio se trouvera embarqué dans cette aventure fantastique. Le côté mystérieux de la jeune demoiselle et toutes les surprises la concernant m'ont vraiment emballée.

Il ne faut pas oublier non plus Urfen, le protecteur d'Oxana que nous découvrons sous la forme d'un loup gigantesque à sa première apparition. Oui, oui, un loup. Là, je suis sûre que je viens d'attiser votre curiosité. ;-)

Parmi les autres personnages que j'ai beaucoup aimés, se trouvent les soeurs en charge de l'orphelinat et en particulier la soeur Ursula qui a la particularité de partager son prénom avec moi. J'avoue que c'est un peu bizarre de lire une histoire dans laquelle l'un des personnages porte mon prénom. A mon grand soulagement Soeur Ursula n'a rien d'une méchante femme, bien au contraire. ;-)


Mon avis concernant ce roman :
Une fois de plus Frédéric Livyns m'a fait passer un excellent moment. J'avais découvert le talent de cet auteur en lisant son recueil de nouvelles d'épouvante "Les contes d'Amy" qui lui a d'ailleurs valu de remporter le prix Masterton, et je brûlais d'envie de lire son roman.

"Oxana" a en commun avec "Les contes d'Amy" son atmosphère particulière qui nous transporte littéralement dans un monde mystérieux et terrifiant. Les personnages sont eux aussi dans les deux ouvrages une grande force : ils sont hauts en couleur et nous réservent bien des surprises !

En revanche, alors que "Les contes d'Amy" s'adresse plutôt à un public adulte, "Oxana" est indéniablement un roman bit-lit à la hauteur des jeunes. Il ne comporte pas de scènes choquantes. L'auteur a réussi à mettre en place une atmosphère terrifiante sans verser dans le gore ou le violent à outrance.
De plus, les personnages principaux étant des enfants de 11/12 ans, les jeunes prendront un grand plaisir à suivre leurs aventures.

Roman bit-lit, disais-je donc. Oui, "Oxana" nous invite à faire connaissance avec des vampires. Mais ne croyez pas que ce roman soit une énième copie de Twilight : Frédéric Livyns nous offre ici sa propre vision de ces êtres avides de sang frais. Comme quoi on peut encore se démarquer en écrivant un roman mettant en scène des vampires !

Dans ce roman, il y a donc des vampires mais il y est aussi question d'un monde parallèle au nôtre, accessible par des portes. Un monde où règne la cruauté. Un monde dans lequel on se trouve emporté aux côtés de Claudio. Un monde dans lequel on se retrouve propulsé un peu à la manière d'Alice lorsqu'elle découvre le pays des merveilles en tombant dans le terrier du lapin blanc. Car, oui, c'est un peu la sensation que l'on éprouve lorsque l'auteur décide d'un coup de plume de nous faire brusquement pénétrer dans cet univers parallèle. Un voyage qui nous surprend au tournant d'un chapitre sans crier gare. Pas moyen de faire marche arrière ! L'histoire nous entraîne dans ce monde terrifiant... jusqu'au dénouement final.

Une fois de plus, le style est très agréable, très fluide, très juste.

Le seul point négatif que je trouve à ce roman est sa longueur : il est beaucoup trop court et c'est une véritable torture d'arriver aussi rapidement à la dernière page. J'espère vivement que Frédéric Livyns aura prévu une suite. Ce qui serait tout à fait envisageable étant donnée la manière dont se termine le roman. ;-)

En conclusion :  
Un roman bit-lit accessible aux jeunes lecteurs qui aiment les histoires peuplées de magie, de créatures mythiques, de vampires... Un roman qui ravira aussi les lecteurs plus âgés.

Frédéric Livyns m'avait déjà séduite par son style et son aptitude à créer une atmosphère très prenante avec son recueil de nouvelles horrifiques. Il me prouve qu'il est aussi capable d'écrire avec talent pour un public plus large avec ce roman. Cet auteur a plus d'une corde à son arc et je suis certaine qu'il n'a pas fini de nous étonner. ;-)


Un grand merci aux éditions Sharon Kena et surtout à l'auteur, Frédéric Livyns pour m'avoir permis de découvrir ce nouvel ouvrage signé de sa plume.

jeudi 2 février 2012

Mon avis sur : "La prophétie" d'Adeline Neetesonne


239 pages
Editeur : Editions Terriciaë
Dates de parution : janvier 2012
Origine : France
Version originale
ISBN : 9782916529486
 

Voici mon avis concernant "La prophétie" d'Adeline Neetesonne.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une photographie en noir et blanc nous présentant une jeune femme, pardon, une jeune vampire. Son visage exprime une grande souffrance. Elle crie, elle semble désespérée. Je vous présente Léa, l'héroïne du roman dont j'ai tenu à vous parler aujourd'hui. Le titre en caractères rouges se détache du reste de la couverture. La couleur rouge me semble en parfaite adéquation avec le sujet du roman : rouge, couleur du sang. Quoi de mieux pour une histoire vampirique ?

Découvrons le résumé de cet ouvrage.


Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Depuis qu'elle est tombée gravement malade, Léa s'est enfermée dans une vie solitaire et monotone, jusqu'au jour où un mystérieux inconnu se présente à sa porte. Elle découvre alors un monde aussi séduisant qu'effrayant, peuplé de vampires.
La jeune femme se retrouve alors mêlée à des querelles ancestrales, guidée et protégée par son amant, James, qui, pour la sauver, finit par la transformer en vampire. Mais, alors qu'elle croit avoir trouvé la paix, elle doit affronter le maître des vampires, le tyrannique duc de Marlow, dont le seul but est l'asservissement de tous ses sujets.
"



Parlons un peu des personnages.
Parmi tous les personnages peuplant ce roman, j'en retiendrai quatre. Les quatre qui m'ont le plus marquée.

Tout d'abord, Léa Darmont l'héroïne de toute cette histoire. Léa est souffrante mais aucun médecin ne sait ce qu'elle a. Par dépit ou facilité, ils lui déclarent tous que c'est dans sa tête. Mais Léa n'est pas convaincue. La maladie continue de la ronger, l'affaiblissant de jours en jours. Jusqu'à ce que sa mère la pousse à consulter le docteur Frantz. Ce dernier qui pense savoir de quel mal est atteinte Léa, la mettra en contact avec un homme mystérieux.

Cet homme mystérieux n'est autre que James Conrad. Un personnage que j'ai trouvé très sympathique. James annonce à Léa qu'elle est en train de mourir. Il sait précisément de quelle "maladie" souffre la jeune femme et lui annonce qu'il est en mesure de l'aider. James est un vampire. Un gentil vampire, séduisant et protecteur. Durant notre lecture, nous apprendrons que James Conrad est une nouvelle identité derrière laquelle le jeune homme se cache.

J'ai aussi beaucoup admiré la merveilleuse Séréna, amie de James... et vampire elle-aussi ! Séréna est un personnage courageux qui n'hésitera pas à tout faire pour protéger la jeune Léa. Je ne m'étalerai pas plus sur elle : j'aurais trop peur de vous dévoiler sans le faire exprès des informations importantes la concernant et ainsi de vous gâcher la surprise.

Le dernier personnage qui a retenu mon attention est celui qui se fait appeler le Duc de Marlow ou le Prince Noir. C'est le gros méchant de l'histoire. On le sent puissant, respecté par ses sujets, tyrannique, sans pitié aucune. Un vrai méchant ! Malgré son rôle de représentant du mal, c'est un personnage intéressant. Son passé le lie d'une certaine façon à James, mais aussi à Séréna.


Mon avis concernant ce roman :
Un roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. A lire, dis-je ? A dévorer plutôt !
J'avoue avoir un peu froncé les sourcils en découvrant les premiers chapitres : j'avais l'impression de me trouver dans un épisode de "Vampire diaries" : deux frères vampires rivaux qui veulent posséder la même jeune femme, deux caractères opposés... bref, ça sentait le déjà-vu.

Mais, très vite, j'ai pu me rendre compte qu'il n'y avait pas tant de ressemblances que cela avec la série. L'auteure a su faire preuve d'originalité et nous raconte une nouvelle histoire, une histoire unique. Et elle le fait bien !

A aucun moment je ne me suis ennuyée, à aucun moment je n'ai eu envie de sauter des passages. Je n'avais qu'une envie : tourner les pages et découvrir la suite. D'ailleurs, quelle frustration d'arriver à la dernière page (preuve que j'ai vraiment aimé !).

Il y a de tout dans ce roman : de l'action, du suspense, de l'amour, des combats, du sexe... des morts !

Comme dans beaucoup de romans, il est question d'un combat entre le mal et le bien.

Une fin plutôt prévisible mais qui se lit tout de même avec plaisir. Certains la trouveront un peu précipitée. L'auteur nous glisse d'ailleurs un petit mot à ce sujet à la fin de son roman. Elle justifie ce choix d'une manière que j'ai trouvée plutôt convaincante.

J'ai bien accroché au style de l'auteure : c'est fluide, c'est simple, ça va à l'essentiel.

Un petit bémol tout de même : quelques fautes étranges (un mot pour un autre : le correcteur orthographique y serait-il pour quelque chose ?) et surtout, des concordances de temps non adaptées qui surgissent parfois au fil du texte. Mais ce ne sont que des détails qui ne gêneront pas vraiment les lecteurs. J'ai une fâcheuse tendance à être une véritable tête chercheuse de fautes dans les romans que je lis. ;-)


En conclusion : 
C'était le premier roman d'Adeline Neetesonne que je lisais et je ne regrette pas d'avoir pu planter mes crocs dedans !
Je conseille "La prophétie" à tous les amateurs de dents-longues, comme moi, mais aussi aux amateurs d'histoires fantastiques.
Un bon roman qui se lit très rapidement et très facilement. Un agréable moment de lecture.


Un grand merci à Ex-Tenebris  (dont je fais partie en tant que chroniqueuse), à l'auteure, Adeline Neetesonne et aux Editions Terriciaë pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.


mercredi 7 décembre 2011

Mon avis sur "Le choix d'une vie, tome 2 : rattrapés par le passé" d'Astrid Lafleur


256 pages
Editeur : Rebelle éditions
Dates de parution : octobre 2011
Origine : France
Version originale
ISBN : 978-2-36538-001-0

Voici mon avis concernant "Le choix d'une vie, Tome 2 : rattrapés par le passé" d'Astrid Lafleur.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Personnellement, j'ai un peu de mal avec l'illustration de ce roman. Je peine un peu à reconnaître les personnages que l'illustrateur a mis en avant. Sont-ce Drake et Kay ? Kay et Meven ? Je pencherais pour Drake et Kay : le regard sadique du personnage masculin colle bien plus à Drake qu'à Meven.

Mis à part ce détail, je trouve que cette nouvelle version de couverture ("Le choix d'une vie" ayant déjà été publié ailleurs, arborant une couverture au graphisme plus minimaliste, avant de subir une petite mise en beauté de la part de son nouvel éditeur, Rebelle Editions.) attire plus l'oeil que l'ancienne.

Il y a une chose que j'adore en ce qui concerne l'extérieur de ce livre, c'est sa tranche : l'éditeur a su trouver une présentation propre, claire, esthétique et unitaire pour chacune de ses parutions. Vraiment, ça donne envie de collectionner tous les titres de cette maison d'édition. ;-)

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Drake est de retour et n'a qu'un seul but : récupérer celle qu'il a transformée...

Kay, Meven et leurs amis vont connaître les pires évènements de leur existence. Assassinat, kidnapping...
Leurs nerfs seront mis à rude épreuve.

Comment tout cela va-t-il se terminer ? Le bien aura-t-il le dessus ? Rien n'est moins sûr..."



Parlons un peu des personnages.
Beaucoup de vampires dans ce roman, ce qui est tout à fait normal : cet ouvrage appartient à la collection "lune de sang" de l'éditeur, collection réservée uniquement aux vampires, loups-garous et autres démons en tous genres.

Les personnages principaux fonctionnent par couples : je ne vous citerai que le couple Kay et Nicola qui était déjà formé dans le tome 1 à ce que j'ai pu lire dans les chroniques de lecteurs ayant lu ce premier volet, afin de ne pas vous dévoiler des morceaux d'intrigue.

Mes personnages préférés, ceux qui m'ont le plus marquée, sont Kay, Meven et Drake.

Et oui ! Drake, le gros méchant de l'histoire, m'a bien plu. Même si son comportement et ses motivations sont parfois un peu difficiles à comprendre, il est un personnage incontournable. Je regrette seulement qu'il n'ait pas fait preuve de plus de témérité : mais, après tout, c'est le chef et c'est bien connu que les chefs envoient les autres faire le sale boulot. ;-)

Kay, jeune femme mi-vampire, mi sorcière, est le deuxième personnage principal de cette histoire. Toute l'intrigue tourne autour d'elle. Elle est "l'objet" tant convoité par le méchant Drake. Tout au long de ce roman, Drake cherchera à la récupérer, par tous les moyens.

Le troisième personnage que j'ai beaucoup apprécié se nomme Meven. Fidèle ami vampire de Kay, il apporte une petite touche d'humour au récit. J'ai particulièrement aimé les chapitres où il se trouve être le narrateur.

Bien sûr, d'autres personnages sont présents pour épauler Kay ou pour la livrer à Drake : Nicola (chasseur de vampire et petit-ami de Kay.), des loups-garous, une sorcière, des humains...

Mon avis concernant ce roman :
Lorsque j'ai appris que j'avais été sélectionnée pour lire ce roman en partenariat, j'étais à deux doigts de contacter Karine, l'administratrice du forum Club de lecture pour lui conseiller de l'attribuer à la lectrice sélectionnée pour lire le tome 1. Et oui ! Je n'avais pas lu le tome 1 et je craignais de ne rien comprendre à l'histoire racontée dans ce deuxième volet qui est la suite directe du premier volume. Après avoir lu les premiers chapitres, mis à disposition par l'auteure sur son blog, j'ai tout de même décidé de tenter cette lecture. Et je ne le regrette pas ! Ce tome 2 est accessible même si l'on n'a pas lu le tome 1 : l'auteure, Astrid Lafleur, nous fait un petit rappel dans les premiers chapitres pour nous aider à comprendre qui sont les protagonistes de l'histoire et mieux pénétrer dans leur univers. Je n'ai donc pas été perdue comme cela avait été le cas avec d'autres trilogies.

L'histoire est plutôt originale. Par moments, on a l'impression que l'intrigue stagne un peu, que les personnages tournent un peu en rond, mais les nombreuses scènes d'action nous font vite oublier ces instants d'inaction.

Le style de l'auteure est agréable, fluide, très accessible même pour des lecteurs adolescents. Ce titre est d'ailleurs classé en littérature Young Adults. On sent tout de même un peu d'hésitation dans la plume de l'auteure au début du livre, tout particulièrement dans certains dialogues qui m'ont parus un peu artificiels, pas très bien tournés. Mais, à mon grand soulagement, la plume de l'auteure a très vite gagné en assurance au fil des pages et les petits soucis de dialogues se sont estompés, nous laissant pleinement entrer dans l'histoire.

J'ai trouvé plutôt intéressant le fait d'avoir plusieurs narrateurs : certains chapitres sont écrits du point de vue de Kay, d'autres du point de vue de Drake mais aussi de celui de Meven. Ce procédé, même s'il peut peut-être rendre plus difficile l'identification à un personnage pour certains lecteurs, permet de pénétrer dans les têtes des deux principaux protagonistes mais aussi dans celle de l'antagoniste.

Il y a tout de même une petite chose qui m'a agacée (mais c'est très subjectif). Les petites histoires d'amour entre les personnages m'ont semblé un peu trop mielleuses, un peu trop "adolescentes". Mais justement, les lecteurs adolescents s'attacheront peut-être plus facilement à ces personnages qui ont certaines préoccupations en commun avec eux.

Le Cliffhanger des dernières pages est un peu frustrant : on a vraiment envie de hurler "Je veux la suite !". On n'attend alors plus qu'une chose : pouvoir tenir entre nos mains le tome 3 pour enfin connaître le fin mot de l'histoire.

En conclusion :  
Un livre que j'ai bien apprécié. Il était très difficile de me satisfaire après la lecture de "Non-Stop" (dont vous retrouverez la chronique sur mon blog) mais "Le choix d'une vie, tome 2 : rattrapés par le passé" a tout de même réussi à ne pas me paraître fade. Ce qui signifie qu'il vaut le coup d'être lu. 

Je me permets d'ailleurs de glisser un petit mot concernant l'éditeur Rebelle Editions : cette toute jeune maison d'édition propose de très bons romans. Je ne peux que vous conseiller la trilogie de "l'évangile des Damnés" d'Alick (dont j'ai déjà lu et chroniqué les deux premiers tomes) et "Anamorphose, invictus tenebrae" de Nathy (dont j'avais pu savourer l'une des versions en cours de révision). Les autres titres semblent eux aussi intéressants mais je ne peux pas me prononcer plus que ça, ne les ayant pas lus.


Un grand merci à Karine du forum "club de lecture" , à l'auteure, Astrid Lafleur et à Rebelle éditions pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.